Archives Mensuelles: juillet 2013

Luxure et gourmandise

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Si la semaine je suis du genre à sauter de mon lit à ma douche, à mes fringues, à ma bagnole (et quand je dis sauter vous aurez évidemment compris que je veux dire « me traîner lamentablement avec les yeux en trous de pine, la tête d’un raton laveur neurasthénique sous THC et l’haleine d’un poney ayant ingéré des charognes de rats d’égoût »), le week end je mets un point d’honneur à prendre un petit déj. C’est sacré.

Avant que je ne devienne une sale mamuniste obsédée par le homemade, Chouchou allait souvent nous acheter des brioches à la boulangerie. Mais bonjour la digestion … Il m’aura fallu des années pour comprendre que le mélange café/viennoiserie était à l’origine des crampes atroces que je prenais dans l’estomac tous les week end … Non, ce n’est pas un mythe, il arrive aux blondes de moins bien comprendre les choses, en tout cas il faut les leur expliquer plus longtemps. Parfois.

Bref, entre ma folie homemadeuse et les évictions alimentaires mises en place chez nous, j’ai pas mal surfé sur le Net, et j’ai découvert le blog de Payette. Une MI-NE !! Il n’y a pas que des recettes vegan, mais sincèrement, je me suis énormément inspirée de ses recettes pour mettre au point mes menus hebdomadaires.

Et la perle de la pépite sur la pièce montée, ce sont ses brioches vegan….

Cela fait des années que je rêve de faire une vraie brioche, moelleuse, goûtue, à la mie filante, qui fond dans la bouche … En vain. J’ai essayé différentes recettes, parfois très bonnes, mais jamais parfaites. Jusqu’au jour béni où j’ai testé la recette de Payette. Si on m’avait dit que ma brioche idéale serait sans lait ni beurre ni oeuf, je ne l’aurais pas cru.

Mes collègues pourront témoigner de la tuerie intergalactique de cette recette, que vous pourrez trouver ici.

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Elle, elle n’a pas passé le week-end …

J’y ai fait quelques très légères  modifications  :

**Brioche légère à l’huile d’olive**

-500g de farine blanche bio
-1 sachet de levure boulangère
40 g 100 g de sucre de canne bio
-1 cuil. à café de sel gris bio
-75 g d’huile d’olive bio (= environ 90ml)
-25 cl de lait d’avoine
100 g de chocolat noir bio

Je mets tout d’abord les liquides dans ma machine à pain, puis le sel, la farine, la levure et le sucre, je lance mon programme pâte (1h50). Quand la pâte est prête, je la dégaze et la façonne (ma préférence va à la confection de 3 ou 4 grosses boules disposées de quinconce dans mon moule à cake), et je la laisse lever 1h/1h30 avant de la badigeonner au pinceau de lait d’avoine, de décorer de perles de sucre et d’enfourner pour 40 minutes à 180°.

Et après, attention les papilles !!!! Et je vous jure sur la tête des fesses de Robert Downey Jr qu’on ne sent pas l’huile d’olive (c’était ma grosse crainte lors de mon premier test)

Pour en avoir fait à plusieurs reprises :

– ne pas se servir d’un moule en silicone trop souple, la brioche lève sur le côtés plus qu’en hauteur, prend une forme bizarre et y laisse son moelleux

– si vous en faites des briochettes comme la recette originelle, faites les le jour même car elles seront beaucoup moins moelleuses qu’une grosse brioche, et surtout seront sèches dès le lendemain. Alors si vous êtes adeptes du trempouillage dans le café, ça ira mais sinon ….

– j’ai testé différents laits végétaux, ma préférence va définitivement au lait d’avoine pour cette recette

Si vous testez, venez nous le dire et passez m’en déposer un bout (rappelez-vous, à gauche en face de chez Peugeot ! )

XOXO les copains !

 

"Maman c'est tellement bon que je voudrais me noyer dedans pour toute la manger en 2 secondes" Kiki

« Maman c’est tellement bon que je voudrais me noyer dedans pour toute la manger en 2 secondes »
Kiki

 

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Vamos a la playa

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La plage, c’est bien, c’est beau, ça sent bon les churros et le sable chaud.

Mais niveau churros, il n’est pas impossible qu’il t’en reste un brin autour du bide/sur les hanches/les fesses/les cuisses/entre les orteils ou tes trois mentons.

Et là, tout de suite, la plage, ça devient plus Fort Boyard que l’Ile de la Tentation …

Alors pour toi, pour toi et pour toi, là, au fond, qui te planque derrière ton drap de bain, voilà 5 astuces pour te sentir belle à la plage, même si ta bouée n’est pas gonflable (si elle a une tête de canard, va consulter quand même, ça pourrait être grave ….)

1- Ne quitte pas ton bébé. On s’en fout qu’il ait envie d’aller patauger, faire des châteaux de sable ou voler les tongs de ta voisine de serviette. Tu as besoin de lui, et il peut au moins te rendre ce service là, vu que, ne nous mentons pas, tout ça c’est de SA faute ! (et celle de son père, mais on se servira de cet argument là pour se faire payer une liposuccion dans 5 ans) (ou une paire de Jonak la semaine prochaine)

Avec un bébé dans les bras, tu auras deux astuces en une : les gens regarderont ton gosse plutôt que toi, et le gosse en question masquera admirablement ce qu’il y a à masquer.

2- Si tu dois te balader nonchalamment sur la plage, et que le bébé en question pèse sur ton bras comme la troisième part de choucroute sur ton estomac la semaine dernière, tu peux prendre un sling. C’est une déclinaison de la première astuce, on est d’accord. Mais le pan du sling sert de roue de secours pour masquer ce qui reste visible ! Et comme pour le n°1, les gens seront suffisamment intrigués par ta façon de balader le gnome pour ne pas se préoccuper de ton tour de taille.

3- Tu peux aussi, dans un élan de dévouement maternel incontrôlable, t’allonger sur le ventre et laisser tes gosses jouer à saute mouton sur ton dos. Cette astuce pourrait aussi te servir à récupérer fourbement quelques minutes de sommeil sur les 445 heures qu’il te manque

4- L’eau est fraîche? Les gosses qui y jouent ont les lèvres bleues? Tu as même aperçu un glaçon flotter, vestige de l’hiver (pourtant terminé depuis 15 jours, c’est à n’y rien comprendre, on dirait bien qu’il n’ya plus d’saison ….)? Fonce !! Si, si, je t’assure !

L’avantage de l’eau froide, c’est que tu t’étires et te gaine tellement, comme si tu pouvais empêcher l’eau de te toucher, que tu perds au moins 5kg (visuellement, hein, ne t’emballe pas trop)

5- Tu enfiles ton paréo/ton short/ta combi d’astronaute et tu vas boire un Monaco au bar en finissant ton sudoku.

De toutes façons, la plage, c’est surfait.

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À table!

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Chez les Mamour, la bouffe, c’est sacré.
Et depuis quelques temps, on n’arrête pas les expériences culinaires.

Je suis végétarienne depuis  presque quatre mois, le Zébie est allergique aux protéines de lait de vache.
 Ici, on n’est donc pas végétalien, mais presque.

Mon végétarisme étant récent, je n’ai pas voulu l’imposer aux enfants, ni à Chouchou. Je ne juge pas ceux qui élèvent leurs enfants selon leurs valeurs, je pense qu’en élevant nos enfants, on leur impose fatalement notre façon de voir les choses et certains de nos principes ou habitudes.

Si je l’avais été avant de devenir mère, la question aurait été différente. Mais là, c’est une démarche personnelle que j’ai choisi de ne pas imposer à mon entourage.

Etant donné que c’est moi qui prépare les menus, fais les courses et la cuisine, tout le monde mange végé la semaine. Hors de question pour moi de cuisiner de la viande ou du  poisson.
Mais s’ils veulent agrémenter leur plat de charcuterie ou d’un morceau de viande, libre à eux. Le week end, Chouchou dégaine le barbecue et s’en donne à cœur joie, les enfants se régalent.

On parle beaucoup de mon nouveau régime alimentaire avec Kiki, je lui en expose les raisons sans trop m’attarder, et j’aime plus que tout l’entendre me dire que quand il sera grand, lui aussi, il sera végétarien pour ne pas tuer des animaux.
« Mais cette vache-là, il faut la manger, hein, vu qu’elle est déjà morte !! » dit-il en enfournant son morceau de bavette …

Contrairement à la définition du végétarien, je ne consomme plus d’œufs.
La question s’est posée quand j’ai décidé d’arrêter la viande. Pour moi, un œuf, c’était un poussin en devenir. Il me semblait donc incohérent d’en manger.
S’en est alors suivi un débat sur les œufs non fécondés, qui m’a fait douter. Et je suis tombée sur un article qui parlait du traitement des poules. Naïvement, je pensais depuis des années bien faire en achetant des oeufs estampillés « BIO » et prétendument élevées en plein air. Dans ta face.
Je pensais vraiment que ces œufs là venaient de poule qui vivaient comme sur la photo de la boîte ….
Ecoeurée, j’ai cessé d’en acheter.

Une de nos voisines a des poules, et donc des œufs, et à la rentrée, je lui en achèterai avec plaisir. Je ne pense pas que j’en mangerai, mais je n’aurai pas de problème moral à les cuisiner pour mes hommes. Ses poules à elle sont comme celles de la boîte, mais en mieux.

Je ne suis donc pas (encore) végétalienne, mais mon végétarisme a de forts accents de végétalisme, étant donné l’intolérance aux Protéines de Lait de Vache du Zébie.

Tous mes desserts, pâtisseries, goûters et glaces sont vegan, pour qu’il puisse lui aussi en profiter. En revanche, il m’arrive encore d’ajouter du fromage de chèvre dans certains plats, ou de me taper une overdose de fromage de brebis pour ma « petite » collation du soir.

Je ne fais pas dans le prosélytisme, donc je ne développerai pas les raisons qui m’ont poussée dans cette voie, mais pour faire bref, disons qu’il s’agit d’une prise de conscience amorcée depuis des années, il m’aura fallu tout ce temps pour que ça fasse son chemin en moi, pour que je sois prête à assumer. Et il faut croire que j’ai bien fait puisque je n’ai aucun doute ni regret depuis bientôt quatre mois.

Pour les produits laitiers, au-delà de l’allergie du Zébie et de ma propre intolérance j’envisage de les supprimer aussi à moyen terme … C’est le souci quand on commence à ouvrir les yeux, on constate des choses atroces qui nous font remettre en question tout notre système de valeurs, d’habitudes, tout notre quotidien.
Nous vivons en Savoie, pays des patates, du fromage et du lard … J’aime le fromage presque autant que j’aimais la viande. Mais quand j’ai appris que pour faire ce délicieux fromage, il fallait séparer les veaux de leur mère afin de leur prendre leur lait, et que les veaux en question étaient envoyés à l’abattoir, que les vaches étaient inséminées encore et encore jusqu’à ce qu’elles ne soient plus bonnes qu’à crever … Comment vous dire que ça m’a laissé un arrière goût bien désagréable … Comme si j’avais mangé un clacos après des tomates, pour vous donner une idée.

J’y pense de plus en plus, et je sais que j’y viendrais.

 Le côté positif de ce nouveau régime alimentaire, c’est que je m’éclate plus que jamais derrière mes fourneaux. J’ai découvert de nouveaux aliments, de nouvelles saveurs, et virer la viande m’a tout naturellement et sans que je ne m’en aperçoive orientée vers une alimentation plus saine. Exit les brioches achetées à la boulangerie sur le chemin du boulot. Exit les pauses Kit-Kat/Bounty/Twix à 16h.

Je trouve dommage de n’avoir pas fait tout ça quand j’étais encore omnivore, mais je me console en me disant : mieux vaut tard que jamais.

 Au final, je me sens nettement mieux qu’avant, plus légère, je ne suis plus anémiée, je n’ai plus de souci de digestion, et même la balance m’est reconnaissante, tout le monde est heureux !

Bref, tout ce blabla pour amorcer cette rubrique, et vous prévenir qu’il n’y aura pas d’animal mort dans mes recettes.
Pas de lait animal non plus.
Mai du goût, beaucoup.
De l’originalité, un peu.
Du plaisir, énormément.

 

 

Le poids des mots, le choc des photos.

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Quand l’Homme me dit que c’est (encore) mon tour de monter voir le Zébie qui hurle.

Quand la mochemère a passé la journée à la maison.

Quand une salope copine me dit que son fils fait des nuits complètes.

Quand je pars bosser. De septembre à juin.

Quand j’ai décidé de ne pas grignoter de la journée

Quand on me dit que je suis vulgaire.

Quand on me dit que mon lait n’est plus assez nourrissant pour mon fils.

Quand j’ai pissé sur le bâtonnet il y a six ans. Rassure -toi j’ai changé d’avis depuis. Hum.

Quand j’ai arrêté d’allaiter mon fils la nuit.

Quand on me reloute sur ma façon d’élever mes enfants.

Quand ma mère me dit qu’elle va prendre le Zébie en vacances.

Quand vous faites tourner un de mes articles.

Bienvenue chez les Mamou – Episode 2

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Dans la famille Mamour, je voudrais :

– le père, communément appelé Chouchou, vestige croquignolesque de la période où l’on pouvait faire du sexe à toute heure, et où j’avais prétentieusement une petite file de soupirants qui faisaient la queue sous me fenêtre (sans aucun jeu de mot, évidemment).
Chouchou, donc, c’est celui qui ramait moins que les autres pour avoir mes faveurs, quoi.

7 ans plus tard, j’ai une (toute) petite file de gnomes qui écrit au marqueur sur la porte des chiottes où je me suis lâchement enfermée. Et je soupire.

Le Chouchou est un être assez mystérieux, aussi peu causant qu’une huître muette (copyright Guégogui), biérophile et bricoleur. Rescapé d’une jeunesse rebelle ascendant keupon, c’est aujourd’hui un père de famille respectable. Mais il persiste à rouler en coupé 3 portes. Faut pas abuser.

-la mère, cet être ambivalent qui rêve d’un troisième enfant et menace de se faire une ovarectomie avec son découd-vite, tout ça dans la même tranche de 15 minutes.

Pourvue d’une langue qu’on dit bien pendue, d’un décolleté asymétrique et d’une silhouette qu’on qualifiera de généreuse pour ne pas être désagréable.

Versée dans la mouvance dite du maternage proximal, elle répond à ceux qui l’accusent de céder à un effet de mode d’aller SFCLC. Mais elle assortit son écharpe de portage à sa tenue.

Elle lit Filliozat et Faber&Mazlich pour ne pas céder à l’envie d’aller perdre les gosses au fin fond de la forêt la plus proche, et leur fait des brioches pour s’excuser de ses pensées impures. Étrangement, ce genre de dilemme se pose exclusivement les mercredi, WE et vacances scolaires.

-Kiki, préadolescent de 5 ans, fan des Cowboys Fringuants, de Nirvana et de RATM, diplômé en LOLILOLAGE. Il est aussi peaudupouletophile.
Pipelette invétérée, donneur de leçon à ses heures perdues et conseiller ès vernis à ongles.

-Zébie, petit tourbillon de 14 mois, squatteur décomplexé du dos de sa mère, et de ses nichons. Est un peu contre le fait de dormir des nuits entière sans faire chier le monde faire de pause. Mais il peaufine sa réflexion sur le sujet.
Pourvu de 10 dents, qui nous auront valu chacune environ un mois de calvaire, il bouffe tout ce qu’il trouve, bouffe encore et encore. Mais persiste à squatter le bas de la courbe de poids. Inutile de préciser que cet enfant a été adopté.

-les chats : partie intégrante de la famille, ils ont adopté les Mamour quand ces derniers ont pris possession de la maison.
Au départ il y avait LaMère et ses deux petits KunOeil et Deuzieux. LaMère, prenant la maison pour un centre d’hébergement pour filles-mère, se pointe pour bouffer à chaque fois qu’elle est en cloque, nous dépose ses petits et se barre. Cette année a donc vu la famille s’agrandir avec l’arrivée de Rototo et TroisCouleurs. Depuis peu LeRoux rôde dans les parages. La rumeur dit qu’il serait le père des deux petits derniers. Il y a donc fort à parier que LaMère vienne prochainement nous poser un nouveau colis.

Va falloir réfléchir aux prénoms, on ne voudrait pas qu’ils aient honte.

Vis ma vie

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Quand Kiki me dit « je te jure que même si je ne fais pas la sieste, je vais être calme »

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Quand je fais le pont. Seule.

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Quand mon mec m’appelle pour me dire qu’il rentrera plus tard du boulot. Un mercredi, bien sûr.

Quand je sors de réunion ou de déjeuner avec la mochemère. (ne rayez pas la mention inutile, il n’y en a pas).

Quand je m’apprête à écrire un nouveau billet

Quand une ado me dit que « haaaaan je veux trop avoir des bébééééééééés »

Quand je peux m’habiller sans avoir à résoudre une équation de 4° type incluant nichon/bébé fugueur/portage

Quand on (pas forcément la mochemère, hein) (pas forcément ….) me dit que je fais n’importe quoi avec mes gosses

Quand je me rends compte que ça fait quatre heures que je joue à Bubble World

Quand j’ai invité la mochemère à déjeuner à la maison.

Quand j’attendais ma Soyabella.

Quand, en barbec avec des amis, on se rend compte qu’on a pu enchainer au moins trois phrases sans être interrompus.

Quand Chouchou n’est pas au mieux de sa forme …. (coucou chéri)