Archives d’Auteur: papaelleestoumaman

Mon graal : les crêpes végétaliennes

Par défaut

La légende dit que ce blog est hanté … il faut dire aussi que depuis le temps que je n’y ai rien écrit, c’est de bonne guerre !!

J’ai une bonne demi-douzaine de billets en rédaction permanente dans ma tête, qui parleraient d’éducation, de la difficulté de se connaître, de régime alimentaire, de « àquelpointlesgenssontconsparfois »… Mais je manque de temps ! Je les écris dans ma tête (coucou les voix dans ma tête), mais n’ai pas un instant pour me poser derrière un clavier pour vous en faire profiter.
Je vous épargne le couplet « boulot-trajet-enfants-maison-dodo », on en est toutes (tous ?) au même point, je pense ?

Bref.

Depuis ma conversion alimentaire, je cherche désespérément une recette de crêpes végétaliennes qui tienne ses promesses. J’en ai essayé un paquet, en vain.
Elles cartonnaient, ou caoutchoutaient (du verbe « caoutchouter », oui oui !), parfois les deux. Le goût était là (merci le rhum/la fleur d’oranger/la vanille) mais la texture, non.
Je me suis tournée vers mes blogueuses culinaires préférées, chez qui je pioche allègrement des idées pour établir mes menus hebdomadaires, mais toujours rien.
J’en ai parlé avec elles, avec d’autres brouteurs de gazon (coucou les Happies Veggies!) j’ai changé de poêle à crêpe, j’ai changé de feu sur ma cuisinière, j’ai cuisiné en string/en chapka/en dansant la macarena.
Toujours rien.

J’ai crié « Aline », pour qu’elle revienne.
Toujours rien.

Alors que tout le monde vantait les mérites de certaines recettes, je les foirais toutes.

 Et j’ai acheté Vegan, le dernier bébé de Marie Laforêt.

AAAAALLELUIA !

Je ne m’étendrai pas sur le fait que j’ai lu ce livre de la première à la dernière page comme on le ferait d’un bon roman, en bavant sur chacune des photos comme un prépubère sur le poster central de PlayBoy.
Je voulais toutes me les faire.

 Je projette de vous faire quelques billets sur mes nouveaux indémodables, tirés de cette Bible : une tapenade aubergines/olives noires, un cake olives vertes/tofu fumé…. Je les ajoute sur ma liste de choses à faire … Hum Hum !

 La recette en question est titrée « Crêpes au froment de mon enfance ».
Grosse promesse. Gros challenge. Grosse attente. Gros cul.

 250g de farine de froment
20g de fécule de maïs ou de pommes de terre
600mL de lait végétal
2 CS d’huile végétale neutre
1cc de rhum brun 

(Pour ma part, je prends de la farine de blé, de la maïzena et du rhum blanc).

 Mélanger au fouet la farine et la fécule.
Ajouter progressivement le lait végétal tout en fouettant.
Quand c’est bien homogène, ajouter l’huile et le rhum.
Laisser reposer une heure. 

Je la fais au robot pâtissier équipé d’un fouet, et je n’ai en général pas de grumeau, mais si ça arrivait, je vous conseille de passer votre pâte au chinois ou à la passoire très fine pour les éliminer.
 Ensuite, je fais mes crêpes tout simplement, en graissant ma poêle toutes les deux ou trois crêpes, et en mangeant une crêpe sur deux. Bonheur et cellulite assurés !

 Je les ai faites un midi pour les enfants, qui les ont mangées au sortir de la poêle et se sont régalés.
Je les ai faites hier soir pour leur pti déj de ce matin (en les recouvrant d’une assiette pour la nuit) et elles étaient parfaites !

 Alors que vous soyez végétalien, allergique, intolérant ou juste parfois à court d’œufs, allez-y ! Testez-la et venez me dire ce que vous en avez pensé !

 (Et achetez le livre de Marie, je vous jure que cette pépite n’est qu’une partie des trésors que recèle ce bouquin !! )

Publicités

Chronique d’une nuit blanche annoncée

Par défaut

Ça me fait mal de l’admettre mais je me suis faite piéger par mes propres convictions.
Je ne remets absolument pas en cause les bienfaits du package « maternage proximal » : éducation bienveillante, co dodo, allaitement, loin de là. Mais l’application que j’en ai faite avec le Zébie nous a joué de sacrés tours et je viens tout juste d’en prendre conscience.
Jusqu’à ses trois mois je n’ai jamais pris le temps de l’habituer a dormir dans son propre lit, pour ne citer qu’un exemple.
Je me suis perdue dans le portage et ses facilités, qui me permettait de vaquer à toutes mes occupations pendant que bébé dormait, observait, tétait…
Je me suis perdue dans mon obsession de ne pas refaire les mêmes erreurs qu’avec son grand frère.
Au,  final, jai confondu bienveillance et attentisme.

Si c’était a refaire ( un troisième bébé ?) (Coucou chéri !) je ferais différemment.
Je profiterais d’être a la maison pour prendre le temps nécessaire pour qui s’habitue a passer du temps hors de mes bras. Sans violence quelle qu’elle soit, sans le laisser pleurer, mais en l’accompagnant. Du temps pour lui apprendre qu’il peut être en sécurité hors de mes bras, du temps pour lui apprendre que je ne suis jamais loin, que je reviens toujours. Du temps pour lui apprendre a dormir près de moi mais pas uniquement sur moi. Du temps pour lui apprendre a jouer a mes côtés.

Tout ça s’est révélé il y a environ deux semaines

Depuis deux ans le sommeil du Zébie pose souci. Des endormissements longs et difficiles, des réveils nombreux et bruyants, des levers en pleurs et toujours beaucoup trop tôt. Pendant les premiers mois qui ont suivi ma reprise du boulot, la nounou l’endormait dans le Manduca, puis ils ont trouvé leurs marques et il s’est endormi seul chez elle avec un accompagnement quand il en manifestait le besoin, les siestes dormaient deux heures, trois parfois.
Je récupérais chaque soir un bonhomme reposé mais toujours aussi soulagé de me voir. Comme si ça n’était pas certain. Comme s’il passait chaque journée à angoisser que je ne revienne pas. Il fallait qu’il tète dès mon entrée dans la maison, je devais montrer miche patte blanche.
A la maison, je pouvais mettre une heure et demie pour qu’il lâche prise et s’endorme….. 40 minutes.
Avant de se réveiller fatigué, ronchon, chagrin. Immanquablement, je le prenais dans le Manduca pour qu’il puisse récupérer et finir sa sieste. Mais je me sentais de plus en plus oppressée, ma patience s’amenuisait comme une peau de chagrin.
Quand il a eu un an, on a décidé d’arrêter l’allaitement nocturne, qui n’était plus indispensable au niveau nutritif, et qui multipliait les réveils. Le papa a alors pris le relais, j’ai déserté la chambre familiale pendant une semaine et Ô miracle, le petit a cessé de téter la nuit. C’est devenu plus confortable, on est passés à deux ou trois réveils par nuit, et on lui a installé un lit dans la chambre de son frère. Un sommier au sol avec un matelas, qui me permettaient de m’allonger à ses côtés quand j’allais le rendormir.
Pour cette période on s’est beaucoup aidés de la méthode Pantley, sans pour autant la suivre à la lettre. Mais on a appliqué les principes de base et on  vraiment vu une différence. Pour tout dire, c’est grâce a ce livre qu’on a commencé a deviner le bout du tunnel.
Le premier réveil se passait toujours bien, un câlin , des gratouilles et zou. Vers 1h du matin en revanche, il n’y avait pas d’autre solution que de le récupérer dans notre chambre. Le lit co dodo? Ouais c’est ça….. La sangsue se collait a moi dans des positions improbables toutes plus inconfortables les unes que les autres…..

Pour tenter de régler le souci des endormissements, on a ressorti le lit parapluie pour éviter que le Zébie se fasse la malle quand je m’endormais avant lui certains soirs…… Ça été un franc succès. On est passés a des endormissements plus sereins de 30 minutes. Et ça n’était pas gagné d’avance vu la peur panique que lui inspirent les lits a barreaux, lits parapluie et autres parcs, et ce depuis sa naissance.

Mais le problème des siestes persistait.
Pendant les fêtes, ma mère est venue garder les enfants et avec elle, le Zébie s’endormait rapidement, pour deux heures environ….. Là, j’ai vraiment pris en pleine face compris que le problème venait de moi…..ce n’est pas de la victimisation ou un appel aux paroles rassurantes. Je puis vraiment convaincue que ce sont mes erreurs et mon comportement qui ont fait de mon petit un angoissé du sommeil qui se réveille en sursaut quand je quitte sa chambre, qui se réveille en pleurant au moindre mouvement dans son lit, qui panique littéralement si je quitte une pièce.

Alors j’ai réfléchi, j’ai repensé à sa première année de vie et mes erreurs m’ont sauté aux yeux.
Mes principes n’ont pas changé mais j’ai à une époque cédé à la facilité et le caractère de mon petit aidant, ça fait deux ans qu’on dort tous mal et peu. J’ai aussi été confortée dans cette idée par sa facilité à dormir avec d’autres personnes ( mais pas avec son père, ça serait trop beau) et par les progrès qu’on constatait dès qu’on tentait de nouvelles choses. Jamais rien de miraculeux mais au moins il y a avait des choses a faire pour envisager un espoir.

La suite de l’histoire est un peu longue, j’en parlerai donc plus tard (très vite, promis).
En attendant, Peace and Sleep!

image

Camping Paradis

Vidéo

Le camping, ça n’est pas une destination, c’est un mode de vie.

Tu vois Dubosc et son rouleau de PQ?  Tu vois Laurent Ournac et sa chemisette? Juste entre les deux,  le camping c’est ça.

Avec mes parents, on partait souvent en camping-club. Et j’adorais ça.

En vrai, je suis une beauf.

J’ai dansé la Macarena avec une foule de moutons en tongs-bermuda, j’ai chanté du Claude François au karaoké du vendredi soir, j’ai fait de l’aquagym le dimanche matin, et pour tout te dire, j’ai même participé à une élection de Miss Camping (que je n’ai pas gagnée, mais j’ai pécho un beau gosse de maître nageur, je m’en tire bien).

Bref, cette année, Chouchou, les Minis et moi-même sommes parties en vacances. En camping, donc.

Bizarrement, je ne suis plus très fan de l’ambiance club, c’est étrange.
Donc nous, on part en tente, à la Roots, baby, avec une tente de 40m² -salon + 3 chambres, et un barbecue qui fait la taille du Stade de France.
Bien évidemment, quand Chouchou a joué à Tetris pour blinder la bagnole, il a sorti la Soyabella et le robot ménager. C’était ça ou les gosses, la 406 n’est pas tellement conçue pour les road trip en famille.

Nous voilà donc partis pour le Jura. Oui, oui, on a A CE POINT-LA le goût du risque, nous. Le soleil, la chaleur, c’est surfait, tout ça. Aujourd’hui, le camping ça se vit en UGG et en polaire,  et on y mange des soupes Knorr au réchaud. Si t’es un ouf tu peux même oser la tartiflette au barbec. C’est osé mais conceptuel.

(re)Bref. On charge la voiture, on empile les gosses comme on peut entre le barbecue génétiquement modifié et les valises de tongs.

Deux ou trois heures plus tard nous voilà rendus. On connaît déjà le camping, pour des vacances décidées au pied levé on a joué la valeur sûre du coin tranquillopaschérolespiedsdanslo.

On avait précisé qu’on avait une tente de malade, zyva, on n’est pas des pédé du camping ,nous !!
(NDLR : non non je ne suis pas homophobe, c’est pour l’expression, il n’y a que les transats qui me gênent sur cette planète)

La gentille dame au QI plusieurs fois négatif nous a donc donné une place où la 406 rentrait à peine. Coincée entre deux chemins, dans une crevasse, cul à cul avec un autre emplacement immense où trônait majestueusement une 2secondes Quechua style, bref, le pied.
Dois-je rappeler que j’ai vécu dans le 9.3 et que j’ai même travaillé à la Croissanterie des Halles? Autant te dire que je m’y connais en négociation !
Chouchou a donc passé deux heures à monter la tente, puis deux heures à la démonter le lendemain matin pour qu’on déménage sur notre nouveau pied à terre où il a de nouveau passé deux heures à la monter (si tu n’as pas trouvé combien de sardines il avait planté en tout, mets un hippopotame en photo de profil sur ton FB).

Et là, les vacances ont enfin pu commencer !

Je te passe le déroulement passionnant de nos journées-type à base de glandage, de plage, de chateaudesablage, de lecturage, de barbecutage.
Je te fais grâce également du déroulement de nos soirées pourries où je mettais deux plombes à endormir le Zébie au lieu de picoler tranquille avec Chouchou au coin du feu en se foutant de la gueule des karaokémen qu’on entendait comme s’ils étaient dans la tente d’à côté.

On a quand même passé de super vacances. Le bon gros cliché de la pause en famille où nous nous sommes ressourcés tous les 4 ensemble, où les enfants ont pu profiter de leur père, où j’ai passé des heurs à bouquiner, le Zébie des heures à tobogganter, mon Kiki des heures à pétanquer avec son nouveau « meilleur pote de toute la vie, maman, on va jamais s’oublier », où Chouchou a battu son record de descente de bouteilles d’alcool de tout type. Le top. (pour que je me rachète un stock de jeux de mots, envoie PAIETABLAGUEPOURRAVE au 6969)

Mais le camping ça a quand même ses petits inconvénients.

Et contrairement aux idées reçues, le plus relou ça n’est pas forcément d’être partie à la Babos’Style avec les couches lavables du Zébie, ni d’avoir dû laver à la main des couches pleines de ce qui ne sent pas le meilleur chez cet enfant. Ni de les faire sécher sous la pluie d’ailleurs.

Le plus relou ça n’a pas non plus été de passer 24h enfermés dans une tente avec deux enfants, un mec et un beau père pendant que le déluge s’abattait sur le Jura.

Le plus relou ça n’a pas non plus forcément été de devoir aller brancher son portable tous les matins pendant 30 minutes pour obtenir 30 pauvres % de batterie parce que les vacances à la roots, ça ne comprend pas l’électricité sur l’emplacement.

Non, le plus relou, ce sont les sanitaires en commun. Je déteste ça à un point, c’en est presque phobique.

Devoir prendre ma douche à un endroit où des gens sont passés pieds et cul nus, ont pissé et plus si affinités, eurk.
Parfois, tu as une idée, au vu de la bonde, de qui est passé par là : brune aux (nombreux mais fragiles) cheveux bruns, rouquin(e) bouclé(e) (et là, pas sûr que ça soit des cheveux).
Parfois, tu as la chance que les douches soient propres et seule ton imagination te donne envie de gerber quand tu dois mettre l’eau en marche. Idem pour se brosser les dents. J’ai beau savoir que l’eau qui coule n’a été touchée par personne, rien que de savoir que des gens ont collé leur bouche dégueulasse sur le robinet me file une gerbe incommensurable.

Le must c’est quand tu es sous la douche. Déjà tu as galéré pour te déshabiller sans que tes fringues ne trempent dans l’espèce de bouillasse (avec traces de pieds de différentes pointures inside) de l’alcôve lavabo attenante à la douche. Tu cales toutes tes fringues dans ton sac à dos, histoire qu’elles ne finissent pas trempées. Tu branches ton portable (ben ouais ….), tu gardes tes tongs (faut pas déconner) et tu te faufiles sous la douche.
Et là. La promiscuité. Ton pire cauchemar.
Tu vérifies à maintes reprises qu’aucun petit rigolo n’escalade les cloisons pour mater ce qu’il se passe dans les cabines d’à côté (ton autre pire cauchemar en fait) et tu vérifies aussi sous les cloisons, on ne sait jamais, yen a qui n’ont pas peur d’attraper la peste bubonique en se couchant par terre dans des sanitaires PUBLIQUES . Et là, tu vois les pieds du gars de la cabine d’à côté. Des pieds poilus et biscornus.
Alors, il faut savoir que mon troisième pire cauchemar ce sont les pieds. Je n’aime pas ça. C’est moche. Surtout ceux des hommes. Un pied accroché à un corps, ça va encore, ya toujours une culotte de cheval, une verrue ou un nombril pour faire diversion. Mais là, ce pied, isolé, coupé à la cheville par la cloison : EURK. Je bloque, je ne peux pas m’en empêcher. Ca me fascine autant qu’une émission des Maternelles avec Rufo en guest star. Je sais que je ne devrais pas. Je sais que ça va me faire mal. Mais je reste fascinée, comme hypnotisée.
Il n’y a à ce moment là rien de pire sur terre que ce pied orphelin de jambe, avec pour seule compagnie ses poils aux orteils.
Ah non ! Tout d’un coup il n’est plus seul ! Il est gentiment et progressivement entouré d’un liquide jaune qui pue. Oui, oui, le monsieur est bel et bien en train de pisser sous sa douche (et sur ses pieds par la même occasion). Ce mélange urine-eau chaude-vapeur, lui, ça n’a pas l’air de la gêner vu qu’il chantonne gentiment, mais toi, là, tu pousses un cri d’horreur et tu cherches après quoi grimper pour ne pas être atteinte par la marée d’urine qui atteint ta cabine. Parce que OUI ! Le sol est en pente !!! Et pas  ton avantage pour le coup ….
Pendant que tu te rhabilles plus vite que le jour où tu t’es réveillée bourrée dans le lit d’un moche, le gars finit complètement de se détendre en se laissant aller à deux trois caisses tonitruantes.

L’an prochain c’est shampoing sec pour tout le monde !

Le trou noir

Par défaut

C’est arrivé de façon pernicieuse.
Une période un peu difficile à la maison, assortie d’un manque de sommeil. Et puis, la crise à la maison est passée.
J’ai de nouveau dormi. Mais CA n’est pas passé.

J’étais toujours aussi agacée pour un rien. Au bord de la crise de nerf en permanence, au bord des larmes à chaque instant. Au bord du précipice, toujours.

Il aura fallu un moment pour comprendre ce qui était en train de se passer.

Je me couchais chaque soir en repassant le fil de ma journée et en me maudissant d’avoir crié, hurlé même, d’avoir été désagréable, irritée, impatiente. Dans le calme de ma couette, je me promettais de changer ça, dès demain. De m’excuser et de ne surtout plus recommencer.
Oui, c’est ce que j’allais faire! Retrouver mon calme et mon sourire, mon entrain, nos jeux et nos moments tous doux.

Le lendemain me trouvait épuisée, lasse de cette journée qui n’avait pas encore commencé.
Le soir venu, j’oubliais même avoir pensé à toutes ces bonnes résolutions, et le cercle infernal recommençait. Des cris à la moindre occasion, des hurlements, des mots durs, des pensées déplacées, des larmes.
Et je me couchais à nouveau, me repassais le film, m’invectivais, pleurais, me promettais de prendre sur moi dès le lendemain, à la première heure.

CA a continué comme ça pendant quelques temps. Trop longtemps. Chaque soir, je me maudissais un peu plus, en arrivant à détester cette personne qui rendait mes enfants malheureux.

Et je ne sais plus comment j’en suis arrivée à en parler. Un soir, les mots sont sortis au cours d’une discussion anodine. Ils sont sortis tous seuls, simplement : ras le bol, marre, épuisée, à bout de forces et de nerfs.
TROP.. Trop de tout. Trop des enfants, trop de la maison, trop du boulot, trop de la route.
Au fur et à mesure qu’ils sortaient, je me ratatinais comme un ballon vidé de son air. La pression est retombée d’un coup, et les larmes sont sorties. Pas les larmes de rage et d’impuissance que j’avais sous ma couette devant l’image que je me renvoyais. Des larmes d’épuisement, de soulagement d’avoir enfin compris ce qui n’allait pas, d’incompréhension d’être aussi mal alors que j’ai tout pour être heureuse. Des larmes de gratitude quand mon amoureux, au lieu de me juger comme je le craignais, s’est assis près de moi, m’a ouvert ses bras et m’a laissée vider tout ça sur son épaule. Des larmes d’espoir quand il m’a demandé ce qu’on pouvait faire pour que j’aille mieux.

On a convenu ensemble que j’avais besoin de faire une pause.
Louer mes gosses sur Leboncoin pendant une semaine aurait été mal perçu par les services sociaux, alors j’ai décidé de faire pause sur la maison. Pause sur la bouffe, pause sur le ménage, pause sur toutes ces corvées du quotidien, pour me retrouver, retrouver mes enfants, ma famille, me retrouver en tant que mère.

Rapidement, les résultats se sont faits voir. J’étais toujours aussi lasse chaque matin, toujours aussi épuisée, toujours aussi dubitative devant la vanité de ce quotidien où je ne fais que courir toujours, sans même savoir après quoi.
Mais j’ai cessé de répercuter CA sur les enfants. J’ai de nouveau ri de voir le Zébie se renverser un bol sur la tête. J’ai de nouveau lu des histoires à mon Kiki avec plaisir, observé ses progrès avec admiration, répondu avec patience à ses questions abracabrantesques.

Et peu à peu, j’ai puisé dans tout cet amour, dans tous ces petits moments, l’énergie qui me manquait.
Un matin, je me suis levée moins fatiguée. Le lendemain, encore un peu moins. Jusqu’à me retrouver complètement.

Je crois qu’on appelle ça un burn-out. Je ne m’explique toujours pas ce qui m’a fait sombrer dans ce trou noir, alors que je n’ai que deux enfants, qui sont globalement adorables, que j’aimais mon job, et que mon heure et demie de route quotidienne me permet surtout d’écouter ma musique préférée à fond, de faire la coupure avant de rentrer à la maison. Pourquoi ce ras le bol à ce moment là? Alors qu’il y a eu des moments bien plus durs par le passé …

C’est un mystère.
Je voulais écrire ce billet depuis un moment, pour finir de mettre en mots ce mauvais passage, pour peut être faire écho à la douleur de mamans à bout elles aussi, pour dédramatiser tout ça. Parce que l’écrire, ça voulait dire que c’était fini. Pouvoir l’écrire au passé, comme on parlerait d’un mauvais souvenir.

Mais depuis quelques jours, je crois bien que le trou noir m’attire à nouveau. Je reconnais cette impatience, cette colère qui monte dans ma gorge à la moindre occasion, cette envie de tout plaquer et de partir loin, quand les choses ne vont pas comme je veux. Je reconnais cette honte quand Chouchou me regarde attéré devant les mots qui sortent de ma bouche devant les enfants.

Cette fois-ci, j’ai la chance de le voir arriver, et je vais prendre les devants.
Cette fois-ci j’ai la chance d’avoir trouvé une cause précise, et je vais prendre les devants.
Ce soir, pourtant, je me coucherais en me maudissant d’avoir crié sur les enfants, d’avoir manqué de patience et d’empathie, d’avoir fait supporter à mes hommes le poids de ce qui ne va pas chez moi. Parce qu’au fond, le problème ce n’est pas eux, ce n’est même pas ma vie, c’est moi.
Moi qui ne trouve ma place nulle part, finalement.
Ni dans ce boulot qui ne m’apporte pas ce que j’en attends, ni dans mes relations avec les autres qui me laissent bien souvent frustrée et blessée.
Mes enfants sont la seule chose parfaite de cette vie qui me sort par les yeux. Et c’est pourtant à eux que je fais payer mon mal être.
Ma relation – parfaitement imparfaite – avec Chouchou fait partie de ces petits miracles inespérés de la vie. Et pourtant, chaque soir, il doit supporter mes reproches et mes plaintes.

Alors, je ne sais pas encore comment je vais faire concrètement, mais ce qui est sûr c’est que cette fois-ci je vais  vraiment faire ce qu’il faut pour régler le problème. Ca prendra du temps, c’est certain, mais je vais y aller étape par étape.
Je vais me réapproprier cette vie, parce que j’en ai marre de cohabiter avec cette harpie ascendant mégère qui pourrit la vie de toute ma famille.

Et je pense qu’avoir écrit tout ça noir sur blanc y contribuera un peu.

Merci à vous de m’avoir lue.

J'ai cassé le filtre, c'est tout. Source : http://margauxmotin.typepad.fr/margaux_motin/

J’ai cassé le filtre, c’est tout.
Source : http://margauxmotin.typepad.fr/margaux_motin/

Luxure et gourmandise

Par défaut

Si la semaine je suis du genre à sauter de mon lit à ma douche, à mes fringues, à ma bagnole (et quand je dis sauter vous aurez évidemment compris que je veux dire « me traîner lamentablement avec les yeux en trous de pine, la tête d’un raton laveur neurasthénique sous THC et l’haleine d’un poney ayant ingéré des charognes de rats d’égoût »), le week end je mets un point d’honneur à prendre un petit déj. C’est sacré.

Avant que je ne devienne une sale mamuniste obsédée par le homemade, Chouchou allait souvent nous acheter des brioches à la boulangerie. Mais bonjour la digestion … Il m’aura fallu des années pour comprendre que le mélange café/viennoiserie était à l’origine des crampes atroces que je prenais dans l’estomac tous les week end … Non, ce n’est pas un mythe, il arrive aux blondes de moins bien comprendre les choses, en tout cas il faut les leur expliquer plus longtemps. Parfois.

Bref, entre ma folie homemadeuse et les évictions alimentaires mises en place chez nous, j’ai pas mal surfé sur le Net, et j’ai découvert le blog de Payette. Une MI-NE !! Il n’y a pas que des recettes vegan, mais sincèrement, je me suis énormément inspirée de ses recettes pour mettre au point mes menus hebdomadaires.

Et la perle de la pépite sur la pièce montée, ce sont ses brioches vegan….

Cela fait des années que je rêve de faire une vraie brioche, moelleuse, goûtue, à la mie filante, qui fond dans la bouche … En vain. J’ai essayé différentes recettes, parfois très bonnes, mais jamais parfaites. Jusqu’au jour béni où j’ai testé la recette de Payette. Si on m’avait dit que ma brioche idéale serait sans lait ni beurre ni oeuf, je ne l’aurais pas cru.

Mes collègues pourront témoigner de la tuerie intergalactique de cette recette, que vous pourrez trouver ici.

64285_10151345006680675_161132289_n

Elle, elle n’a pas passé le week-end …

J’y ai fait quelques très légères  modifications  :

**Brioche légère à l’huile d’olive**

-500g de farine blanche bio
-1 sachet de levure boulangère
40 g 100 g de sucre de canne bio
-1 cuil. à café de sel gris bio
-75 g d’huile d’olive bio (= environ 90ml)
-25 cl de lait d’avoine
100 g de chocolat noir bio

Je mets tout d’abord les liquides dans ma machine à pain, puis le sel, la farine, la levure et le sucre, je lance mon programme pâte (1h50). Quand la pâte est prête, je la dégaze et la façonne (ma préférence va à la confection de 3 ou 4 grosses boules disposées de quinconce dans mon moule à cake), et je la laisse lever 1h/1h30 avant de la badigeonner au pinceau de lait d’avoine, de décorer de perles de sucre et d’enfourner pour 40 minutes à 180°.

Et après, attention les papilles !!!! Et je vous jure sur la tête des fesses de Robert Downey Jr qu’on ne sent pas l’huile d’olive (c’était ma grosse crainte lors de mon premier test)

Pour en avoir fait à plusieurs reprises :

– ne pas se servir d’un moule en silicone trop souple, la brioche lève sur le côtés plus qu’en hauteur, prend une forme bizarre et y laisse son moelleux

– si vous en faites des briochettes comme la recette originelle, faites les le jour même car elles seront beaucoup moins moelleuses qu’une grosse brioche, et surtout seront sèches dès le lendemain. Alors si vous êtes adeptes du trempouillage dans le café, ça ira mais sinon ….

– j’ai testé différents laits végétaux, ma préférence va définitivement au lait d’avoine pour cette recette

Si vous testez, venez nous le dire et passez m’en déposer un bout (rappelez-vous, à gauche en face de chez Peugeot ! )

XOXO les copains !

 

"Maman c'est tellement bon que je voudrais me noyer dedans pour toute la manger en 2 secondes" Kiki

« Maman c’est tellement bon que je voudrais me noyer dedans pour toute la manger en 2 secondes »
Kiki

 

Vamos a la playa

Par défaut

La plage, c’est bien, c’est beau, ça sent bon les churros et le sable chaud.

Mais niveau churros, il n’est pas impossible qu’il t’en reste un brin autour du bide/sur les hanches/les fesses/les cuisses/entre les orteils ou tes trois mentons.

Et là, tout de suite, la plage, ça devient plus Fort Boyard que l’Ile de la Tentation …

Alors pour toi, pour toi et pour toi, là, au fond, qui te planque derrière ton drap de bain, voilà 5 astuces pour te sentir belle à la plage, même si ta bouée n’est pas gonflable (si elle a une tête de canard, va consulter quand même, ça pourrait être grave ….)

1- Ne quitte pas ton bébé. On s’en fout qu’il ait envie d’aller patauger, faire des châteaux de sable ou voler les tongs de ta voisine de serviette. Tu as besoin de lui, et il peut au moins te rendre ce service là, vu que, ne nous mentons pas, tout ça c’est de SA faute ! (et celle de son père, mais on se servira de cet argument là pour se faire payer une liposuccion dans 5 ans) (ou une paire de Jonak la semaine prochaine)

Avec un bébé dans les bras, tu auras deux astuces en une : les gens regarderont ton gosse plutôt que toi, et le gosse en question masquera admirablement ce qu’il y a à masquer.

2- Si tu dois te balader nonchalamment sur la plage, et que le bébé en question pèse sur ton bras comme la troisième part de choucroute sur ton estomac la semaine dernière, tu peux prendre un sling. C’est une déclinaison de la première astuce, on est d’accord. Mais le pan du sling sert de roue de secours pour masquer ce qui reste visible ! Et comme pour le n°1, les gens seront suffisamment intrigués par ta façon de balader le gnome pour ne pas se préoccuper de ton tour de taille.

3- Tu peux aussi, dans un élan de dévouement maternel incontrôlable, t’allonger sur le ventre et laisser tes gosses jouer à saute mouton sur ton dos. Cette astuce pourrait aussi te servir à récupérer fourbement quelques minutes de sommeil sur les 445 heures qu’il te manque

4- L’eau est fraîche? Les gosses qui y jouent ont les lèvres bleues? Tu as même aperçu un glaçon flotter, vestige de l’hiver (pourtant terminé depuis 15 jours, c’est à n’y rien comprendre, on dirait bien qu’il n’ya plus d’saison ….)? Fonce !! Si, si, je t’assure !

L’avantage de l’eau froide, c’est que tu t’étires et te gaine tellement, comme si tu pouvais empêcher l’eau de te toucher, que tu perds au moins 5kg (visuellement, hein, ne t’emballe pas trop)

5- Tu enfiles ton paréo/ton short/ta combi d’astronaute et tu vas boire un Monaco au bar en finissant ton sudoku.

De toutes façons, la plage, c’est surfait.

Image