Archives de Catégorie: Ta mère est dans la cuisine

(va pas la faire ronfler, elle va encore rater les pâtes)

Mon graal : les crêpes végétaliennes

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La légende dit que ce blog est hanté … il faut dire aussi que depuis le temps que je n’y ai rien écrit, c’est de bonne guerre !!

J’ai une bonne demi-douzaine de billets en rédaction permanente dans ma tête, qui parleraient d’éducation, de la difficulté de se connaître, de régime alimentaire, de « àquelpointlesgenssontconsparfois »… Mais je manque de temps ! Je les écris dans ma tête (coucou les voix dans ma tête), mais n’ai pas un instant pour me poser derrière un clavier pour vous en faire profiter.
Je vous épargne le couplet « boulot-trajet-enfants-maison-dodo », on en est toutes (tous ?) au même point, je pense ?

Bref.

Depuis ma conversion alimentaire, je cherche désespérément une recette de crêpes végétaliennes qui tienne ses promesses. J’en ai essayé un paquet, en vain.
Elles cartonnaient, ou caoutchoutaient (du verbe « caoutchouter », oui oui !), parfois les deux. Le goût était là (merci le rhum/la fleur d’oranger/la vanille) mais la texture, non.
Je me suis tournée vers mes blogueuses culinaires préférées, chez qui je pioche allègrement des idées pour établir mes menus hebdomadaires, mais toujours rien.
J’en ai parlé avec elles, avec d’autres brouteurs de gazon (coucou les Happies Veggies!) j’ai changé de poêle à crêpe, j’ai changé de feu sur ma cuisinière, j’ai cuisiné en string/en chapka/en dansant la macarena.
Toujours rien.

J’ai crié « Aline », pour qu’elle revienne.
Toujours rien.

Alors que tout le monde vantait les mérites de certaines recettes, je les foirais toutes.

 Et j’ai acheté Vegan, le dernier bébé de Marie Laforêt.

AAAAALLELUIA !

Je ne m’étendrai pas sur le fait que j’ai lu ce livre de la première à la dernière page comme on le ferait d’un bon roman, en bavant sur chacune des photos comme un prépubère sur le poster central de PlayBoy.
Je voulais toutes me les faire.

 Je projette de vous faire quelques billets sur mes nouveaux indémodables, tirés de cette Bible : une tapenade aubergines/olives noires, un cake olives vertes/tofu fumé…. Je les ajoute sur ma liste de choses à faire … Hum Hum !

 La recette en question est titrée « Crêpes au froment de mon enfance ».
Grosse promesse. Gros challenge. Grosse attente. Gros cul.

 250g de farine de froment
20g de fécule de maïs ou de pommes de terre
600mL de lait végétal
2 CS d’huile végétale neutre
1cc de rhum brun 

(Pour ma part, je prends de la farine de blé, de la maïzena et du rhum blanc).

 Mélanger au fouet la farine et la fécule.
Ajouter progressivement le lait végétal tout en fouettant.
Quand c’est bien homogène, ajouter l’huile et le rhum.
Laisser reposer une heure. 

Je la fais au robot pâtissier équipé d’un fouet, et je n’ai en général pas de grumeau, mais si ça arrivait, je vous conseille de passer votre pâte au chinois ou à la passoire très fine pour les éliminer.
 Ensuite, je fais mes crêpes tout simplement, en graissant ma poêle toutes les deux ou trois crêpes, et en mangeant une crêpe sur deux. Bonheur et cellulite assurés !

 Je les ai faites un midi pour les enfants, qui les ont mangées au sortir de la poêle et se sont régalés.
Je les ai faites hier soir pour leur pti déj de ce matin (en les recouvrant d’une assiette pour la nuit) et elles étaient parfaites !

 Alors que vous soyez végétalien, allergique, intolérant ou juste parfois à court d’œufs, allez-y ! Testez-la et venez me dire ce que vous en avez pensé !

 (Et achetez le livre de Marie, je vous jure que cette pépite n’est qu’une partie des trésors que recèle ce bouquin !! )

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Luxure et gourmandise

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Si la semaine je suis du genre à sauter de mon lit à ma douche, à mes fringues, à ma bagnole (et quand je dis sauter vous aurez évidemment compris que je veux dire « me traîner lamentablement avec les yeux en trous de pine, la tête d’un raton laveur neurasthénique sous THC et l’haleine d’un poney ayant ingéré des charognes de rats d’égoût »), le week end je mets un point d’honneur à prendre un petit déj. C’est sacré.

Avant que je ne devienne une sale mamuniste obsédée par le homemade, Chouchou allait souvent nous acheter des brioches à la boulangerie. Mais bonjour la digestion … Il m’aura fallu des années pour comprendre que le mélange café/viennoiserie était à l’origine des crampes atroces que je prenais dans l’estomac tous les week end … Non, ce n’est pas un mythe, il arrive aux blondes de moins bien comprendre les choses, en tout cas il faut les leur expliquer plus longtemps. Parfois.

Bref, entre ma folie homemadeuse et les évictions alimentaires mises en place chez nous, j’ai pas mal surfé sur le Net, et j’ai découvert le blog de Payette. Une MI-NE !! Il n’y a pas que des recettes vegan, mais sincèrement, je me suis énormément inspirée de ses recettes pour mettre au point mes menus hebdomadaires.

Et la perle de la pépite sur la pièce montée, ce sont ses brioches vegan….

Cela fait des années que je rêve de faire une vraie brioche, moelleuse, goûtue, à la mie filante, qui fond dans la bouche … En vain. J’ai essayé différentes recettes, parfois très bonnes, mais jamais parfaites. Jusqu’au jour béni où j’ai testé la recette de Payette. Si on m’avait dit que ma brioche idéale serait sans lait ni beurre ni oeuf, je ne l’aurais pas cru.

Mes collègues pourront témoigner de la tuerie intergalactique de cette recette, que vous pourrez trouver ici.

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Elle, elle n’a pas passé le week-end …

J’y ai fait quelques très légères  modifications  :

**Brioche légère à l’huile d’olive**

-500g de farine blanche bio
-1 sachet de levure boulangère
40 g 100 g de sucre de canne bio
-1 cuil. à café de sel gris bio
-75 g d’huile d’olive bio (= environ 90ml)
-25 cl de lait d’avoine
100 g de chocolat noir bio

Je mets tout d’abord les liquides dans ma machine à pain, puis le sel, la farine, la levure et le sucre, je lance mon programme pâte (1h50). Quand la pâte est prête, je la dégaze et la façonne (ma préférence va à la confection de 3 ou 4 grosses boules disposées de quinconce dans mon moule à cake), et je la laisse lever 1h/1h30 avant de la badigeonner au pinceau de lait d’avoine, de décorer de perles de sucre et d’enfourner pour 40 minutes à 180°.

Et après, attention les papilles !!!! Et je vous jure sur la tête des fesses de Robert Downey Jr qu’on ne sent pas l’huile d’olive (c’était ma grosse crainte lors de mon premier test)

Pour en avoir fait à plusieurs reprises :

– ne pas se servir d’un moule en silicone trop souple, la brioche lève sur le côtés plus qu’en hauteur, prend une forme bizarre et y laisse son moelleux

– si vous en faites des briochettes comme la recette originelle, faites les le jour même car elles seront beaucoup moins moelleuses qu’une grosse brioche, et surtout seront sèches dès le lendemain. Alors si vous êtes adeptes du trempouillage dans le café, ça ira mais sinon ….

– j’ai testé différents laits végétaux, ma préférence va définitivement au lait d’avoine pour cette recette

Si vous testez, venez nous le dire et passez m’en déposer un bout (rappelez-vous, à gauche en face de chez Peugeot ! )

XOXO les copains !

 

"Maman c'est tellement bon que je voudrais me noyer dedans pour toute la manger en 2 secondes" Kiki

« Maman c’est tellement bon que je voudrais me noyer dedans pour toute la manger en 2 secondes »
Kiki

 

À table!

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Chez les Mamour, la bouffe, c’est sacré.
Et depuis quelques temps, on n’arrête pas les expériences culinaires.

Je suis végétarienne depuis  presque quatre mois, le Zébie est allergique aux protéines de lait de vache.
 Ici, on n’est donc pas végétalien, mais presque.

Mon végétarisme étant récent, je n’ai pas voulu l’imposer aux enfants, ni à Chouchou. Je ne juge pas ceux qui élèvent leurs enfants selon leurs valeurs, je pense qu’en élevant nos enfants, on leur impose fatalement notre façon de voir les choses et certains de nos principes ou habitudes.

Si je l’avais été avant de devenir mère, la question aurait été différente. Mais là, c’est une démarche personnelle que j’ai choisi de ne pas imposer à mon entourage.

Etant donné que c’est moi qui prépare les menus, fais les courses et la cuisine, tout le monde mange végé la semaine. Hors de question pour moi de cuisiner de la viande ou du  poisson.
Mais s’ils veulent agrémenter leur plat de charcuterie ou d’un morceau de viande, libre à eux. Le week end, Chouchou dégaine le barbecue et s’en donne à cœur joie, les enfants se régalent.

On parle beaucoup de mon nouveau régime alimentaire avec Kiki, je lui en expose les raisons sans trop m’attarder, et j’aime plus que tout l’entendre me dire que quand il sera grand, lui aussi, il sera végétarien pour ne pas tuer des animaux.
« Mais cette vache-là, il faut la manger, hein, vu qu’elle est déjà morte !! » dit-il en enfournant son morceau de bavette …

Contrairement à la définition du végétarien, je ne consomme plus d’œufs.
La question s’est posée quand j’ai décidé d’arrêter la viande. Pour moi, un œuf, c’était un poussin en devenir. Il me semblait donc incohérent d’en manger.
S’en est alors suivi un débat sur les œufs non fécondés, qui m’a fait douter. Et je suis tombée sur un article qui parlait du traitement des poules. Naïvement, je pensais depuis des années bien faire en achetant des oeufs estampillés « BIO » et prétendument élevées en plein air. Dans ta face.
Je pensais vraiment que ces œufs là venaient de poule qui vivaient comme sur la photo de la boîte ….
Ecoeurée, j’ai cessé d’en acheter.

Une de nos voisines a des poules, et donc des œufs, et à la rentrée, je lui en achèterai avec plaisir. Je ne pense pas que j’en mangerai, mais je n’aurai pas de problème moral à les cuisiner pour mes hommes. Ses poules à elle sont comme celles de la boîte, mais en mieux.

Je ne suis donc pas (encore) végétalienne, mais mon végétarisme a de forts accents de végétalisme, étant donné l’intolérance aux Protéines de Lait de Vache du Zébie.

Tous mes desserts, pâtisseries, goûters et glaces sont vegan, pour qu’il puisse lui aussi en profiter. En revanche, il m’arrive encore d’ajouter du fromage de chèvre dans certains plats, ou de me taper une overdose de fromage de brebis pour ma « petite » collation du soir.

Je ne fais pas dans le prosélytisme, donc je ne développerai pas les raisons qui m’ont poussée dans cette voie, mais pour faire bref, disons qu’il s’agit d’une prise de conscience amorcée depuis des années, il m’aura fallu tout ce temps pour que ça fasse son chemin en moi, pour que je sois prête à assumer. Et il faut croire que j’ai bien fait puisque je n’ai aucun doute ni regret depuis bientôt quatre mois.

Pour les produits laitiers, au-delà de l’allergie du Zébie et de ma propre intolérance j’envisage de les supprimer aussi à moyen terme … C’est le souci quand on commence à ouvrir les yeux, on constate des choses atroces qui nous font remettre en question tout notre système de valeurs, d’habitudes, tout notre quotidien.
Nous vivons en Savoie, pays des patates, du fromage et du lard … J’aime le fromage presque autant que j’aimais la viande. Mais quand j’ai appris que pour faire ce délicieux fromage, il fallait séparer les veaux de leur mère afin de leur prendre leur lait, et que les veaux en question étaient envoyés à l’abattoir, que les vaches étaient inséminées encore et encore jusqu’à ce qu’elles ne soient plus bonnes qu’à crever … Comment vous dire que ça m’a laissé un arrière goût bien désagréable … Comme si j’avais mangé un clacos après des tomates, pour vous donner une idée.

J’y pense de plus en plus, et je sais que j’y viendrais.

 Le côté positif de ce nouveau régime alimentaire, c’est que je m’éclate plus que jamais derrière mes fourneaux. J’ai découvert de nouveaux aliments, de nouvelles saveurs, et virer la viande m’a tout naturellement et sans que je ne m’en aperçoive orientée vers une alimentation plus saine. Exit les brioches achetées à la boulangerie sur le chemin du boulot. Exit les pauses Kit-Kat/Bounty/Twix à 16h.

Je trouve dommage de n’avoir pas fait tout ça quand j’étais encore omnivore, mais je me console en me disant : mieux vaut tard que jamais.

 Au final, je me sens nettement mieux qu’avant, plus légère, je ne suis plus anémiée, je n’ai plus de souci de digestion, et même la balance m’est reconnaissante, tout le monde est heureux !

Bref, tout ce blabla pour amorcer cette rubrique, et vous prévenir qu’il n’y aura pas d’animal mort dans mes recettes.
Pas de lait animal non plus.
Mai du goût, beaucoup.
De l’originalité, un peu.
Du plaisir, énormément.