Archives de Catégorie: Ta mère n’aime pas les gens

(enfin surtout les cons. Et les abrutis. Et les consanguins. Bref, ça fait du monde)

Le trou noir

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C’est arrivé de façon pernicieuse.
Une période un peu difficile à la maison, assortie d’un manque de sommeil. Et puis, la crise à la maison est passée.
J’ai de nouveau dormi. Mais CA n’est pas passé.

J’étais toujours aussi agacée pour un rien. Au bord de la crise de nerf en permanence, au bord des larmes à chaque instant. Au bord du précipice, toujours.

Il aura fallu un moment pour comprendre ce qui était en train de se passer.

Je me couchais chaque soir en repassant le fil de ma journée et en me maudissant d’avoir crié, hurlé même, d’avoir été désagréable, irritée, impatiente. Dans le calme de ma couette, je me promettais de changer ça, dès demain. De m’excuser et de ne surtout plus recommencer.
Oui, c’est ce que j’allais faire! Retrouver mon calme et mon sourire, mon entrain, nos jeux et nos moments tous doux.

Le lendemain me trouvait épuisée, lasse de cette journée qui n’avait pas encore commencé.
Le soir venu, j’oubliais même avoir pensé à toutes ces bonnes résolutions, et le cercle infernal recommençait. Des cris à la moindre occasion, des hurlements, des mots durs, des pensées déplacées, des larmes.
Et je me couchais à nouveau, me repassais le film, m’invectivais, pleurais, me promettais de prendre sur moi dès le lendemain, à la première heure.

CA a continué comme ça pendant quelques temps. Trop longtemps. Chaque soir, je me maudissais un peu plus, en arrivant à détester cette personne qui rendait mes enfants malheureux.

Et je ne sais plus comment j’en suis arrivée à en parler. Un soir, les mots sont sortis au cours d’une discussion anodine. Ils sont sortis tous seuls, simplement : ras le bol, marre, épuisée, à bout de forces et de nerfs.
TROP.. Trop de tout. Trop des enfants, trop de la maison, trop du boulot, trop de la route.
Au fur et à mesure qu’ils sortaient, je me ratatinais comme un ballon vidé de son air. La pression est retombée d’un coup, et les larmes sont sorties. Pas les larmes de rage et d’impuissance que j’avais sous ma couette devant l’image que je me renvoyais. Des larmes d’épuisement, de soulagement d’avoir enfin compris ce qui n’allait pas, d’incompréhension d’être aussi mal alors que j’ai tout pour être heureuse. Des larmes de gratitude quand mon amoureux, au lieu de me juger comme je le craignais, s’est assis près de moi, m’a ouvert ses bras et m’a laissée vider tout ça sur son épaule. Des larmes d’espoir quand il m’a demandé ce qu’on pouvait faire pour que j’aille mieux.

On a convenu ensemble que j’avais besoin de faire une pause.
Louer mes gosses sur Leboncoin pendant une semaine aurait été mal perçu par les services sociaux, alors j’ai décidé de faire pause sur la maison. Pause sur la bouffe, pause sur le ménage, pause sur toutes ces corvées du quotidien, pour me retrouver, retrouver mes enfants, ma famille, me retrouver en tant que mère.

Rapidement, les résultats se sont faits voir. J’étais toujours aussi lasse chaque matin, toujours aussi épuisée, toujours aussi dubitative devant la vanité de ce quotidien où je ne fais que courir toujours, sans même savoir après quoi.
Mais j’ai cessé de répercuter CA sur les enfants. J’ai de nouveau ri de voir le Zébie se renverser un bol sur la tête. J’ai de nouveau lu des histoires à mon Kiki avec plaisir, observé ses progrès avec admiration, répondu avec patience à ses questions abracabrantesques.

Et peu à peu, j’ai puisé dans tout cet amour, dans tous ces petits moments, l’énergie qui me manquait.
Un matin, je me suis levée moins fatiguée. Le lendemain, encore un peu moins. Jusqu’à me retrouver complètement.

Je crois qu’on appelle ça un burn-out. Je ne m’explique toujours pas ce qui m’a fait sombrer dans ce trou noir, alors que je n’ai que deux enfants, qui sont globalement adorables, que j’aimais mon job, et que mon heure et demie de route quotidienne me permet surtout d’écouter ma musique préférée à fond, de faire la coupure avant de rentrer à la maison. Pourquoi ce ras le bol à ce moment là? Alors qu’il y a eu des moments bien plus durs par le passé …

C’est un mystère.
Je voulais écrire ce billet depuis un moment, pour finir de mettre en mots ce mauvais passage, pour peut être faire écho à la douleur de mamans à bout elles aussi, pour dédramatiser tout ça. Parce que l’écrire, ça voulait dire que c’était fini. Pouvoir l’écrire au passé, comme on parlerait d’un mauvais souvenir.

Mais depuis quelques jours, je crois bien que le trou noir m’attire à nouveau. Je reconnais cette impatience, cette colère qui monte dans ma gorge à la moindre occasion, cette envie de tout plaquer et de partir loin, quand les choses ne vont pas comme je veux. Je reconnais cette honte quand Chouchou me regarde attéré devant les mots qui sortent de ma bouche devant les enfants.

Cette fois-ci, j’ai la chance de le voir arriver, et je vais prendre les devants.
Cette fois-ci j’ai la chance d’avoir trouvé une cause précise, et je vais prendre les devants.
Ce soir, pourtant, je me coucherais en me maudissant d’avoir crié sur les enfants, d’avoir manqué de patience et d’empathie, d’avoir fait supporter à mes hommes le poids de ce qui ne va pas chez moi. Parce qu’au fond, le problème ce n’est pas eux, ce n’est même pas ma vie, c’est moi.
Moi qui ne trouve ma place nulle part, finalement.
Ni dans ce boulot qui ne m’apporte pas ce que j’en attends, ni dans mes relations avec les autres qui me laissent bien souvent frustrée et blessée.
Mes enfants sont la seule chose parfaite de cette vie qui me sort par les yeux. Et c’est pourtant à eux que je fais payer mon mal être.
Ma relation – parfaitement imparfaite – avec Chouchou fait partie de ces petits miracles inespérés de la vie. Et pourtant, chaque soir, il doit supporter mes reproches et mes plaintes.

Alors, je ne sais pas encore comment je vais faire concrètement, mais ce qui est sûr c’est que cette fois-ci je vais  vraiment faire ce qu’il faut pour régler le problème. Ca prendra du temps, c’est certain, mais je vais y aller étape par étape.
Je vais me réapproprier cette vie, parce que j’en ai marre de cohabiter avec cette harpie ascendant mégère qui pourrit la vie de toute ma famille.

Et je pense qu’avoir écrit tout ça noir sur blanc y contribuera un peu.

Merci à vous de m’avoir lue.

J'ai cassé le filtre, c'est tout. Source : http://margauxmotin.typepad.fr/margaux_motin/

J’ai cassé le filtre, c’est tout.
Source : http://margauxmotin.typepad.fr/margaux_motin/

Le poids des mots, le choc des photos.

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Quand l’Homme me dit que c’est (encore) mon tour de monter voir le Zébie qui hurle.

Quand la mochemère a passé la journée à la maison.

Quand une salope copine me dit que son fils fait des nuits complètes.

Quand je pars bosser. De septembre à juin.

Quand j’ai décidé de ne pas grignoter de la journée

Quand on me dit que je suis vulgaire.

Quand on me dit que mon lait n’est plus assez nourrissant pour mon fils.

Quand j’ai pissé sur le bâtonnet il y a six ans. Rassure -toi j’ai changé d’avis depuis. Hum.

Quand j’ai arrêté d’allaiter mon fils la nuit.

Quand on me reloute sur ma façon d’élever mes enfants.

Quand ma mère me dit qu’elle va prendre le Zébie en vacances.

Quand vous faites tourner un de mes articles.

Vis ma vie

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Quand Kiki me dit « je te jure que même si je ne fais pas la sieste, je vais être calme »

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Quand je fais le pont. Seule.

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Quand mon mec m’appelle pour me dire qu’il rentrera plus tard du boulot. Un mercredi, bien sûr.

Quand je sors de réunion ou de déjeuner avec la mochemère. (ne rayez pas la mention inutile, il n’y en a pas).

Quand je m’apprête à écrire un nouveau billet

Quand une ado me dit que « haaaaan je veux trop avoir des bébééééééééés »

Quand je peux m’habiller sans avoir à résoudre une équation de 4° type incluant nichon/bébé fugueur/portage

Quand on (pas forcément la mochemère, hein) (pas forcément ….) me dit que je fais n’importe quoi avec mes gosses

Quand je me rends compte que ça fait quatre heures que je joue à Bubble World

Quand j’ai invité la mochemère à déjeuner à la maison.

Quand j’attendais ma Soyabella.

Quand, en barbec avec des amis, on se rend compte qu’on a pu enchainer au moins trois phrases sans être interrompus.

Quand Chouchou n’est pas au mieux de sa forme …. (coucou chéri)

18 mois

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30 décembre 2011, 9h50

Ton tout premier regard

Je suis allongée dans le canapé, tu es lové contre moi, petite boule toute chaude qui sent bon le bébé. Je ne peux m’empêcher de pleurer à chaque fois que je pose les yeux sur toi…
Tu es sorti de moi il y a un peu plus de 3h30, et nous sommes déjà rentrés à la maison, ton frère est assis à mes côtés et te regarde avec autant d’amour que de curiosité.

Quand il s’est couché hier soir, j’ai dû jouer les contorsionnistes pour lui faire son bisou du soir. Et ce matin, il finissait son petit déj quand il nous a vus débarquer tous les trois. Ses yeux se sont agrandis, il a suspendu son geste, la bouche grande ouverte. Un moment de flottement. Son cri de joie, sa ruade dans mes bras, ses larmes dans mon cou.

Le temps de se remettre de ces émotions, et il faut tout lui expliquer, comment tu es sorti de mon ventre, si j’ai eu mal, ce que faisait Papa pendant ce temps, etc.

« Et l’autre bébé, il vient quand?

-Ah non, chéri, il n’y a pas d’autre bébé !

-Ben pourquoi ton ventre est encore si gros alors?? »

O_O (le tact, cette qualité dont les hommes de ma vie ne semblent pas avoir été équipés, de père en fils)

Je vous regarde tous les deux et je vous aime si fort que ça me submerge, me file le tournis.
Je me sens enfin complète. Maman au carré, voilà ce que j’étais. Mais tu manquais à cette équation. Et grâce à toi, c’est fait.
Je suis votre maman, vous avez fait de moi une maman. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais quand même … est-ce que je vais m’en sortir? Tu es si petit, tu auras tant besoin de moi! Comment gérer ma relation avec ton frère dans tout ça? Comment ne léser personne? Va-t-il être jaloux? Et si tu pleures et que je ne sais pas pourquoi? Et si tu tousses, c’est grave? Si tu tètes beaucoup, c’est normal? Et si tu tètes moins, c’est normal? C’est quoi cette petite plaque sur ta cuisse, là?? Mince, je te regarde comme une abrutie émerveillée, et ton frère me regarde te regarder. Que se dit-il? Est-il triste? jaloux? Se sent-il dépossédé? Mis à part? Comment va-t-on gérer le fait que tu dormes avec nous et lui dans sa chambre? Et comment ne pas l’accabler de « Attends, je m’occupe de ton frère! »?

Merde, je suis maman au carré !!!!!!!!!!

30 juin 2013, 9h50

My everything

Installée derrière le PC, je sens ton souffle dans mon cou. Tu dors dans mon dos, comme tous les week end. C’est notre petit moment de plaisir, tu te reposes, et je profite de toi.
Ton frère s’offre le luxe d’une grasse mat’ bien méritée. Autant dire que tu étais aussi heureux que perdu ce matin, seul avec moi. Tu as pu jouer avec ses livres sans te faire enguirlander, tu avais le trotteur pour toi tout seul, ta maman aussi, que tu venais embrasser toutes les 5 minutes entre 2 conneries. Tu as aussi passé un temps fou en bas de l’escalier à hurler « Yayaaaa!! » pour qu’il descende. Tu as entrepris son ascension, la serviette de table de ton frère à la main, pour la lui amener. Tu te retournais au moindre bruit pour voir s’il arrivait.
Et quand il descendra en fin et voudra t’embrasser, tu le repousseras en criant.

Aujourd’hui, tu as 18 mois.
18 mois, 547 jours, un peu plus de 13 140 heures ….
Un nombre incalculé de tétées. Des heures interminables à essayer de t’endormir.

Des moments miraculeux où seul ton frère arrive à t’apaiser.

Des petites voitures lancées. Des cris poussés, des cheveux tirés, des pleurs, des bisous, des regards qui se cherchent.
Des repas qu’il t’a donnés avec patience, des biscuits qu’il a partagés, des courgettes passées miraculeusement de son assiette à la tienne, des pâtes qui ont fait le chemin inverse.

Des dessins qu’il t’a faits pour décorer le tour de ton lit, des bouts de pain mouillés que tu lui as offerts avec adoration.

Des jouets qu’il veut t’acheter chaque fois qu’on part faire les courses, des cailloux que tu lui ramènes de chacune de tes fugues dans le jardin.

Des pitreries qu’il met en oeuvre pour t’amuser, des éclats de rire que tu lui offres en retour.

Des précautions qu’il prend pour toi en me rappelant de ne pas boire de vin à table « N’oublie pas que tu vas faire téter mon frère après !!! », des caresses que tu lui fais pendant que tu tètes.

18 mois de fraternité, 18 mois de double maternité.

Bordel, je suis maman au carré !

What else?

Isabelle? (lolilolage inside)

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Dans la vie, il y a plusieurs catégories de personnes.

Il y a les « blonds », ceux qui peuvent manger un sandwich salade/tomates/mayo avec classe, qui slaloment comme des dieux sur les pistes de ski, j’en passe et des meilleures.
Si tu fais partie de ces gens là, je t’invite à t’enfuir très très vite. Je HAIS les gens comme toi.

Ensuite, il y a ce qu’on appelle communément les boulets.
Mais attention! Il y a boulet et boulet. Ne mélangeons pas les Bic et les Mont-Blanc !
On connaît tous des gentils boulets, de ceux qui font rire par devant, et hausser les yeux dès qu’ils tournent le dos, tellement ils sont improbables dans leur boulettitude.
Mais connais-tu ceux qui combinent la boulettitude et la poisse? Les Pierre Richard, quoi. Ceux qui ont dû faire des trucs sacrément crades dans une autre vie, pour avoir un aussi mauvais karma.

Welcome!

Etre un boulet, ça se travaille, il ne faut jamais relâcher ses efforts, et le monde entier (oui, oui!) t’attend au tournant.
Tu te dois toutefois d’etre un Pierre Richard, mais avec classe. Ou au moins de l’originalité. Et ça, ca n’est pas donné à tout le monde.
Les émissions intellectuelles adeptes du reflechissage (Rires et Chansons) et les journaux à vocation polemico-politiques (Grazia) n’ont jamais eu le cran d’aborder ce sujet.
Mais ici, on vous dit tout.

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les boulets….

[Les témoignages suivants sont inspirés de faits réels. Néanmoins, toute ressemblance avec une personne de votre entourage serait purement démentie par la rédaction]

Tu veux savoir si tu es un boulet? Trop fac’, comme dirait Kiki. Tu lis les exemples suivants, et si tu te reconnais un tant soit peu dans au moins une des anecdotes, je suis vraiment désolée pour toi.
Passe au secrétariat en sortant, on te remettra ta Carte de membre.
* Tu sors du boulot, tu entend ton RER arriver, tu t’apprêtes a dévaler gracieusement la volée de marches (33. L’âge du Christ. Coïncidence? Je n’crois pas) sur tes petits talons pouffiassiers à souhait.
C’était sans compter les deux lascars qui jouent à qui aura à la plus grosse, juste en haut des marches.
Un grand geste juste quand tu passes et te voilà en bas.
La tête la première, la jupe sur la tête, les genoux en miette. Pirouette, cacahuète, gentille alouette.

Bilan : une entorse à chaque genou, une foulure du poignet, deux mois de canapé, le double de rééducation. Des partiels ratés, une période d’essai non renouvelée.

Mais j’ai eu mon RER.

* 15h, au boulot, tu as comme une petite dalle. Tu montes chercher un café et une canette pour tromper ton bide qui te réclame un KitKat ET un Bounty. Tu prends l’ascenseur pour redescendre, vu que tu as les mains prises, et que bizarrement, tu n’es pas fan des escaliers, on se demande pourquoi.
L’ascenseur s’arrête, perdue dans tes pensées, tu te crois arrivée, tu sors, tu bouscules la personne qui voulait monter.
Choc nichons contre nichons, tu rebondis (ouais, elle en avait des gros) et repars en arrière, tu bafouilles des excuses, ta canette se sauve de ta main droite, se poque sur le sol. Tu te dis que tu as du bol qu’elle n’ait pas explosé, tu te baisses pour la ramasser, ta main gauche suit le mouvement, c’est celle qui tenait ton café. VDM.

*Un autre jour, une autre heure, le même ascenseur. Une nana monte, échange poli de « Bonjour », silence. Tu te plonges dans l’affiche 4*3 qui est devant toi et qui vante les mérites du nouveau logiciel de paie qui sera en production dans 58 jours.
La nana sort et te souhaite une bonne journée. A fond dans ta lecture, tu lèves à peine les yeux pour lui répondre « Assurance Maladie! »

La prochaine fois, je checkerai mon Facebook, et au pire, je lui répondrai LOL. Ou DTC.

* Ton bébé vient de prendre sa ptite tétée de 13h13, tu es contente, tu peux espérer être tranquille pendant les 53 prochaines secondes minutes.
C’est le moment que choisit ton voisin pour venir te demander un truc. Vu sa tête quand tu lui as ouvert avec le boobs au vent, sa question ne portait pas sur ta taille de soutif. Ni sur l’avantage niveau circulation sanguine de garder un nichon à la fraîche quand l’autre est bien au chaud dans ton soutif Daxon.

* La mauvaise période du mois pourrait passer inaperçue chez toi si tu arrêtais de faire ton excentrique, que tu mettais des protections classiques et que tu avais une poubelle dans tes ouas-ouas. Mais quand tu utilises une cup, et que tu sors des ouas-ouas avec l’objet du délit à la main pendant qu’un (autre) voisin est en train de toquer, ça la fout mal.

* Enceinte, rendez-vous à l’hôpital, tu attends le bus. Du mauvais côté de la rue, ça va de soi. C’pas comme si tu faisais ce trajet une fois par mois depuis six mois.
Ton bus arrive, tu traverses la route. Enfin, tu penses traverser la route. En vrai, tu descends du trottoir, ta cheville se retourne, vous vous affalez au milieu de la chaussée, toi et ton gros bide.
Cheville cassée. Deux derniers mois de grossesse en fauteuil roulant.
TOUT VA BIEN.

* Sortie du lycée, heure de pointe, quai bondé, tu attends le train qui doit te ramener dans ta brousse.
Le train arrive, et va savoir ce qui te passe par la tête, tu cours sur le quai.
Évidemment, tu te ramasses la tronche de façon spectaculaire, ton menton roule une pelle langoureuse et ensanglantée au bitume, tandis que ton sac à dos te percute l’arrière du crâne, au cas où tu aurais eu l’espoir de relever la tête pour limiter la casse. Si tu avais eu un peu de bol dans l’histoire, les palettes qui te servent d’incisives auraient été limées dans ce corps à quai. Même pas.
Évidemment, tout le monde s’est payé ta tête. Et celle qui riait si fort qu’elle en pleurait, c’est ta mère, qui prenait le train un arrêt avant toi.

Il ne restait donc qu’à se relever en simulant des douleurs terribles, pour susciter la pitié.

Voilà, tu sais tout.

Le personnage de Pierre Richard a été inspiré par ma vie.

Je te laisse, j’ai hâte de savoir ce qu’il va m’arriver sur le chemin entre mon PC et mon lit !

Il faut qu’on parle.

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Je n’arrive pas à te parler.
Quelques petits mètres nous séparent, mais ils sont un goufre. Et quand bien même je ferais la démarche de venir à toi, je ne sais pas si tu serais réceptif.
Je n’ai pas non plus une grande confiance dans mes réactions. Saurais je parler en adulte? Réprimer ma colère? Je n’en suis pas sûre.

Je vois bien que tu souffres.
Tu souffles, tu sues, tu t’agites.
Tu es incohérent, irritable, et dangereux, parfois.

Je voudrais pouvoir t’apaiser, mais ça n’est pas en mon pouvoir.
Je voudrais pouvoir mettre un terme à tes tracas, mais je ne peux rien y faire

Sache que te voir ainsi me fait souffrir et m’angoisse. J’en arrive à craindre tes réactions… Je suis là, te tournant le dos, dans l’attente. De quoi? Je l’ignore. La boule que j’ai au ventre chaque jour le sait peut être.

En désespoir de cause, je vais te dire les choses comme elles me viennent. Ça ne sera pas diplomate mais ça sera dit. Pardonne moi si je te heurte, mais briser ce silence entre nous devient une nécessité absolue.

– Tes appels de phare à répétition ne me feront pas avancer plus vite (connard)
– Si tu veux me doubler, je t’en prie, fais toi plaisir. Mais ne compte pas sur moi pour me mettre dans le fossé pour t’épargner un mouvement de volant. Oui, je suis une garce. Je sais.
– Je n’ai peut être pas mon permis, mais moi, je sais qu’on double par la gauche. Pas la droite. (connard)
– Les appels de phare ne remplacent pas les clignotants (connard)
-Tu peux bien m’insulter et me coller au cul tant que tu veux, je ne roulerai pas à 50 dans une zone 30. (même si je suis cap, hein! Si j’veux, en ligne droite et en descente, je vais à 67, alors me cherche pas!) (connard)
– L’autre soir, tu m’as fait des appels de phare pendant 15km jusqu’à ce que je me gare, inquiète, et tu m’as dépassée en trombe. Tu n’attendais que ça, que je dégage la chaussée.
Laisse moi te dire (connard) que les petits trucs blancs bizarres qui séparent la chaussée en deux ne sont pas des crottes d’élan fossilisées. Ce ne sont pas non plus les traces du passage du Petit Poucet et de ses frères. On appelle ça une ligne discontinue, et ça veut dire que tu peux me dépasser sans me faire croire que ma voiture va décéder d’un cancer du pot d’échappement. (connard)
Et au cas où tu j’aurais pas compris le sens de mes appels de phare quand je t’ai rejoint, ils voulaient dire quelque chose à base de noms d’oiseau assez exotiques. Je crois me souvenir vaguement de quelque chose comme « connard », entre autres. Et mon geste de la main n’en était pas un. C’était bien mon majeur.

Bref, je conduis une voiture sans permis et je t’emmerde.

Mais tu sais quoi, le jour où je n’en ai plus besoin, je te la mets de côté, j’ai comme l’intuition que tu pourrais être intéressé.

Bien connardement,

XOXO

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J’ai testé pour toi …

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Pour ce billet pas comme les autres, je laisse le clavier au Zébie, qui est quand même le premier concerné.

Salut les gens!
La mère fait genre elle me laisse le clavier mais en vrai il a fallu que je la menace d’une couche atomique pour qu’elle décolle son céans du fauteuil.
Pour la peine, elle est partie me faire des cookies. Ça va, on n’est pas trop mal nourris par ici.

Et sinon, vous ça va?
J’avais un peu la pression de venir ici vous parler, après tout on ne se connaît pas… J’avais prévu un petit discours de présentation sympa genre « j’me présente, je m’appelle Zébie, j’voudrais bien réussir ma vie ».
Mais 1/ il paraît que ça a déjà été fait 2/ je viens de checker le Facebook de la mère…
De là, j’ai juste envie de vous dire « fuyez les gens, fuyez! Vous ne pouvez rien pour mon frère et moi mais vous pouvez encore vous en sortir, c’est pas votre MÈRE!! », et j’ai aussi envie de vous demander les coordonnées d’un avocat spécialisé dans le droit au respect de là vie privée des enfants. Nan mais allô quoi, elle vous parle du contenu de mes couches!
Et encore, vous n’êtes pas tous dans certains groupes au contenu caché, où elle a carrément parlé de mon zboub! (au passage, j’avoue tout, elle dit vrai, je suis super bien équipé pour mon âge) (et malheureusement pour elle, c’est pas héréditaire) (pardon Papou).

Bref, revenons en a nos cochons moutons.

Quand je suis né, ma mère à reçu un colis de ouf d’une de ses copines, un truc qui lui a fait pousser des Hiiiiiiiiiiii et l’a même fait chialer.
Je vous épargne le contenu du colis, étant donné que je n’ai pas vu la couleur de ce qui se bouffait, comme par hasard… Bon le lait de la mère avait un goût vachement sucré les jours suivants, mais quand même…

Bref, dans ce colis, il y avait une crispbullette.
Pour ta gouverne, une crispbullette, ce n’est ni plus ni moins qu’une gigoteuse. Tu la connais peut être sous le petit nom de turbulette, ou roupillette. Bref.
Une gigoteuse, donc. Mais faite par les blanches mimines de ma TataGwen, aka Crispette et ses Passions.
Et elle, je peux te dire qu’elle déchire la couche !

Ma crispbullette, donc, est en polaire. Elle est belle, elle est chaude (comme ma mère), et je peux te garantir que j’y suis super bien!
Tu m’crois pas? Tiens, et ça, alors c’est quoi? Ma couche c’est du poulet ou bien?

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C’est l’heure de la sieste?
Pour pas te geler les cahouètes,
Mets ta Crispbullette !

Et mate un peu la personnalisation, faite à la main, s’il te plaît ! Le ptit Zébulon est presque aussi beau gosse que moi.
Je te le dis sans aucune exagération : Crispette, elle envoie du très très lourd!
Je la portais à 1 mois, et 14 mois plus tard, je la porte encore. Ca, c’est de la vraie fringue évolutive! J’ose juste espérer que ma mère l’a lavée entre temps …

Si tu es comme ma mère avec son jean fétiche, et que tu envisages le chausse-pied pour entrer dans une crispbullette, tu peux aussi lui commander tout un tas de trucs, elle fait des sarouels, des robes, des chapeaux, pour les filles, les garçons, les papas, les mamans … La TO-TALE ! Si tu lui demandes gentiment, et que tu dis que tu viens de ma part, elle est même cap de coudre une doudoune pour ton Yorkshire !

Alors tu me fais plaisir, et tu vas faire un tour chez elle (tu trouveras le lien dans la blogroll à droite, dis pas merci, c’est cadeau).
Tu trouveras forcément ton bonheur.
Tu peux aussi la trouver ici.
Et tu peux aussi aller liker sa page Facebook.
Et la notre aussi, tant que tu y es.
Et s’il te reste 5 minutes, je reprendrai bien un ptit bib de lait de riz, merci.

Pour finir de te motiver, regarde ce qu’elle est aussi capable de faire :

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TataGwen, si tu me lis, celui là ça fait un bail qu’il me fait un string …

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Cherche pas, on est une famille de beaux.
De mère en fils.

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Message de mon Grand Frère : si tu es blonde à future forte poitrine, et que tu as au moins 6 ans, tu m’intéresses.

Alors? Bien ou bien?

Allez, je rends le clavier à la mère, j’ai bien envie de goûter à ces ptit cookies qui viennent de sortir du four …
Et si t’es sage, je reviens très vite te parler de l’autre soeur Bozec, une qu’est pas mal douée aussi avec ses mains (roooooooooooooh, arrête, t’es dégueu, là! je n’ai que 15 mois !!!) (mais c’est vrai que je suis un peu croc de ma TataGana) (elle est aussi belle que HelloKitty)

Allez, tchô les gens!

Je n’ose pas relire ce que le Zébie a pu vous raconter comme conneries, je vais donc poster ce billet en l’état. Et filer trouver un truc à lui donner à manger, je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec les cookies …

Edit du 24.03.2013 : le Zébie était si occupé à vous raconter des cochonneries (mais de qui tient cet enfant, mon Dieu???), qu’il a oublié de vous dire que Crispette et ses passions fait aussi des packages couches/tapis à langer/lingettes pour poupée, et des assortiments de légumes en feutrine. Et quand je dis légumes, je veux dire également chocolat et rôti de boeuf, bien sûr.
Pour ne rien rater de son art, je t’invite VRAIMENT à aller voir son boulot sur son blog, sa page FB, sa boutique A Little Market. VRAIMENT. Non, je n’insiste pas, ce n’est pas mon genre. Mais tu devrais VRAIMENT y aller. Je te le jure. VRAIMENT.
Allez j’y vais, je me suis saoulée moi même pour le coup.
PS : tu devrais VRAIMENT … OK, je me tais.