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Chronique d’une nuit blanche annoncée

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Ça me fait mal de l’admettre mais je me suis faite piéger par mes propres convictions.
Je ne remets absolument pas en cause les bienfaits du package « maternage proximal » : éducation bienveillante, co dodo, allaitement, loin de là. Mais l’application que j’en ai faite avec le Zébie nous a joué de sacrés tours et je viens tout juste d’en prendre conscience.
Jusqu’à ses trois mois je n’ai jamais pris le temps de l’habituer a dormir dans son propre lit, pour ne citer qu’un exemple.
Je me suis perdue dans le portage et ses facilités, qui me permettait de vaquer à toutes mes occupations pendant que bébé dormait, observait, tétait…
Je me suis perdue dans mon obsession de ne pas refaire les mêmes erreurs qu’avec son grand frère.
Au,  final, jai confondu bienveillance et attentisme.

Si c’était a refaire ( un troisième bébé ?) (Coucou chéri !) je ferais différemment.
Je profiterais d’être a la maison pour prendre le temps nécessaire pour qui s’habitue a passer du temps hors de mes bras. Sans violence quelle qu’elle soit, sans le laisser pleurer, mais en l’accompagnant. Du temps pour lui apprendre qu’il peut être en sécurité hors de mes bras, du temps pour lui apprendre que je ne suis jamais loin, que je reviens toujours. Du temps pour lui apprendre a dormir près de moi mais pas uniquement sur moi. Du temps pour lui apprendre a jouer a mes côtés.

Tout ça s’est révélé il y a environ deux semaines

Depuis deux ans le sommeil du Zébie pose souci. Des endormissements longs et difficiles, des réveils nombreux et bruyants, des levers en pleurs et toujours beaucoup trop tôt. Pendant les premiers mois qui ont suivi ma reprise du boulot, la nounou l’endormait dans le Manduca, puis ils ont trouvé leurs marques et il s’est endormi seul chez elle avec un accompagnement quand il en manifestait le besoin, les siestes dormaient deux heures, trois parfois.
Je récupérais chaque soir un bonhomme reposé mais toujours aussi soulagé de me voir. Comme si ça n’était pas certain. Comme s’il passait chaque journée à angoisser que je ne revienne pas. Il fallait qu’il tète dès mon entrée dans la maison, je devais montrer miche patte blanche.
A la maison, je pouvais mettre une heure et demie pour qu’il lâche prise et s’endorme….. 40 minutes.
Avant de se réveiller fatigué, ronchon, chagrin. Immanquablement, je le prenais dans le Manduca pour qu’il puisse récupérer et finir sa sieste. Mais je me sentais de plus en plus oppressée, ma patience s’amenuisait comme une peau de chagrin.
Quand il a eu un an, on a décidé d’arrêter l’allaitement nocturne, qui n’était plus indispensable au niveau nutritif, et qui multipliait les réveils. Le papa a alors pris le relais, j’ai déserté la chambre familiale pendant une semaine et Ô miracle, le petit a cessé de téter la nuit. C’est devenu plus confortable, on est passés à deux ou trois réveils par nuit, et on lui a installé un lit dans la chambre de son frère. Un sommier au sol avec un matelas, qui me permettaient de m’allonger à ses côtés quand j’allais le rendormir.
Pour cette période on s’est beaucoup aidés de la méthode Pantley, sans pour autant la suivre à la lettre. Mais on a appliqué les principes de base et on  vraiment vu une différence. Pour tout dire, c’est grâce a ce livre qu’on a commencé a deviner le bout du tunnel.
Le premier réveil se passait toujours bien, un câlin , des gratouilles et zou. Vers 1h du matin en revanche, il n’y avait pas d’autre solution que de le récupérer dans notre chambre. Le lit co dodo? Ouais c’est ça….. La sangsue se collait a moi dans des positions improbables toutes plus inconfortables les unes que les autres…..

Pour tenter de régler le souci des endormissements, on a ressorti le lit parapluie pour éviter que le Zébie se fasse la malle quand je m’endormais avant lui certains soirs…… Ça été un franc succès. On est passés a des endormissements plus sereins de 30 minutes. Et ça n’était pas gagné d’avance vu la peur panique que lui inspirent les lits a barreaux, lits parapluie et autres parcs, et ce depuis sa naissance.

Mais le problème des siestes persistait.
Pendant les fêtes, ma mère est venue garder les enfants et avec elle, le Zébie s’endormait rapidement, pour deux heures environ….. Là, j’ai vraiment pris en pleine face compris que le problème venait de moi…..ce n’est pas de la victimisation ou un appel aux paroles rassurantes. Je puis vraiment convaincue que ce sont mes erreurs et mon comportement qui ont fait de mon petit un angoissé du sommeil qui se réveille en sursaut quand je quitte sa chambre, qui se réveille en pleurant au moindre mouvement dans son lit, qui panique littéralement si je quitte une pièce.

Alors j’ai réfléchi, j’ai repensé à sa première année de vie et mes erreurs m’ont sauté aux yeux.
Mes principes n’ont pas changé mais j’ai à une époque cédé à la facilité et le caractère de mon petit aidant, ça fait deux ans qu’on dort tous mal et peu. J’ai aussi été confortée dans cette idée par sa facilité à dormir avec d’autres personnes ( mais pas avec son père, ça serait trop beau) et par les progrès qu’on constatait dès qu’on tentait de nouvelles choses. Jamais rien de miraculeux mais au moins il y a avait des choses a faire pour envisager un espoir.

La suite de l’histoire est un peu longue, j’en parlerai donc plus tard (très vite, promis).
En attendant, Peace and Sleep!

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