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Camping Paradis

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Le camping, ça n’est pas une destination, c’est un mode de vie.

Tu vois Dubosc et son rouleau de PQ?  Tu vois Laurent Ournac et sa chemisette? Juste entre les deux,  le camping c’est ça.

Avec mes parents, on partait souvent en camping-club. Et j’adorais ça.

En vrai, je suis une beauf.

J’ai dansé la Macarena avec une foule de moutons en tongs-bermuda, j’ai chanté du Claude François au karaoké du vendredi soir, j’ai fait de l’aquagym le dimanche matin, et pour tout te dire, j’ai même participé à une élection de Miss Camping (que je n’ai pas gagnée, mais j’ai pécho un beau gosse de maître nageur, je m’en tire bien).

Bref, cette année, Chouchou, les Minis et moi-même sommes parties en vacances. En camping, donc.

Bizarrement, je ne suis plus très fan de l’ambiance club, c’est étrange.
Donc nous, on part en tente, à la Roots, baby, avec une tente de 40m² -salon + 3 chambres, et un barbecue qui fait la taille du Stade de France.
Bien évidemment, quand Chouchou a joué à Tetris pour blinder la bagnole, il a sorti la Soyabella et le robot ménager. C’était ça ou les gosses, la 406 n’est pas tellement conçue pour les road trip en famille.

Nous voilà donc partis pour le Jura. Oui, oui, on a A CE POINT-LA le goût du risque, nous. Le soleil, la chaleur, c’est surfait, tout ça. Aujourd’hui, le camping ça se vit en UGG et en polaire,  et on y mange des soupes Knorr au réchaud. Si t’es un ouf tu peux même oser la tartiflette au barbec. C’est osé mais conceptuel.

(re)Bref. On charge la voiture, on empile les gosses comme on peut entre le barbecue génétiquement modifié et les valises de tongs.

Deux ou trois heures plus tard nous voilà rendus. On connaît déjà le camping, pour des vacances décidées au pied levé on a joué la valeur sûre du coin tranquillopaschérolespiedsdanslo.

On avait précisé qu’on avait une tente de malade, zyva, on n’est pas des pédé du camping ,nous !!
(NDLR : non non je ne suis pas homophobe, c’est pour l’expression, il n’y a que les transats qui me gênent sur cette planète)

La gentille dame au QI plusieurs fois négatif nous a donc donné une place où la 406 rentrait à peine. Coincée entre deux chemins, dans une crevasse, cul à cul avec un autre emplacement immense où trônait majestueusement une 2secondes Quechua style, bref, le pied.
Dois-je rappeler que j’ai vécu dans le 9.3 et que j’ai même travaillé à la Croissanterie des Halles? Autant te dire que je m’y connais en négociation !
Chouchou a donc passé deux heures à monter la tente, puis deux heures à la démonter le lendemain matin pour qu’on déménage sur notre nouveau pied à terre où il a de nouveau passé deux heures à la monter (si tu n’as pas trouvé combien de sardines il avait planté en tout, mets un hippopotame en photo de profil sur ton FB).

Et là, les vacances ont enfin pu commencer !

Je te passe le déroulement passionnant de nos journées-type à base de glandage, de plage, de chateaudesablage, de lecturage, de barbecutage.
Je te fais grâce également du déroulement de nos soirées pourries où je mettais deux plombes à endormir le Zébie au lieu de picoler tranquille avec Chouchou au coin du feu en se foutant de la gueule des karaokémen qu’on entendait comme s’ils étaient dans la tente d’à côté.

On a quand même passé de super vacances. Le bon gros cliché de la pause en famille où nous nous sommes ressourcés tous les 4 ensemble, où les enfants ont pu profiter de leur père, où j’ai passé des heurs à bouquiner, le Zébie des heures à tobogganter, mon Kiki des heures à pétanquer avec son nouveau « meilleur pote de toute la vie, maman, on va jamais s’oublier », où Chouchou a battu son record de descente de bouteilles d’alcool de tout type. Le top. (pour que je me rachète un stock de jeux de mots, envoie PAIETABLAGUEPOURRAVE au 6969)

Mais le camping ça a quand même ses petits inconvénients.

Et contrairement aux idées reçues, le plus relou ça n’est pas forcément d’être partie à la Babos’Style avec les couches lavables du Zébie, ni d’avoir dû laver à la main des couches pleines de ce qui ne sent pas le meilleur chez cet enfant. Ni de les faire sécher sous la pluie d’ailleurs.

Le plus relou ça n’a pas non plus été de passer 24h enfermés dans une tente avec deux enfants, un mec et un beau père pendant que le déluge s’abattait sur le Jura.

Le plus relou ça n’a pas non plus forcément été de devoir aller brancher son portable tous les matins pendant 30 minutes pour obtenir 30 pauvres % de batterie parce que les vacances à la roots, ça ne comprend pas l’électricité sur l’emplacement.

Non, le plus relou, ce sont les sanitaires en commun. Je déteste ça à un point, c’en est presque phobique.

Devoir prendre ma douche à un endroit où des gens sont passés pieds et cul nus, ont pissé et plus si affinités, eurk.
Parfois, tu as une idée, au vu de la bonde, de qui est passé par là : brune aux (nombreux mais fragiles) cheveux bruns, rouquin(e) bouclé(e) (et là, pas sûr que ça soit des cheveux).
Parfois, tu as la chance que les douches soient propres et seule ton imagination te donne envie de gerber quand tu dois mettre l’eau en marche. Idem pour se brosser les dents. J’ai beau savoir que l’eau qui coule n’a été touchée par personne, rien que de savoir que des gens ont collé leur bouche dégueulasse sur le robinet me file une gerbe incommensurable.

Le must c’est quand tu es sous la douche. Déjà tu as galéré pour te déshabiller sans que tes fringues ne trempent dans l’espèce de bouillasse (avec traces de pieds de différentes pointures inside) de l’alcôve lavabo attenante à la douche. Tu cales toutes tes fringues dans ton sac à dos, histoire qu’elles ne finissent pas trempées. Tu branches ton portable (ben ouais ….), tu gardes tes tongs (faut pas déconner) et tu te faufiles sous la douche.
Et là. La promiscuité. Ton pire cauchemar.
Tu vérifies à maintes reprises qu’aucun petit rigolo n’escalade les cloisons pour mater ce qu’il se passe dans les cabines d’à côté (ton autre pire cauchemar en fait) et tu vérifies aussi sous les cloisons, on ne sait jamais, yen a qui n’ont pas peur d’attraper la peste bubonique en se couchant par terre dans des sanitaires PUBLIQUES . Et là, tu vois les pieds du gars de la cabine d’à côté. Des pieds poilus et biscornus.
Alors, il faut savoir que mon troisième pire cauchemar ce sont les pieds. Je n’aime pas ça. C’est moche. Surtout ceux des hommes. Un pied accroché à un corps, ça va encore, ya toujours une culotte de cheval, une verrue ou un nombril pour faire diversion. Mais là, ce pied, isolé, coupé à la cheville par la cloison : EURK. Je bloque, je ne peux pas m’en empêcher. Ca me fascine autant qu’une émission des Maternelles avec Rufo en guest star. Je sais que je ne devrais pas. Je sais que ça va me faire mal. Mais je reste fascinée, comme hypnotisée.
Il n’y a à ce moment là rien de pire sur terre que ce pied orphelin de jambe, avec pour seule compagnie ses poils aux orteils.
Ah non ! Tout d’un coup il n’est plus seul ! Il est gentiment et progressivement entouré d’un liquide jaune qui pue. Oui, oui, le monsieur est bel et bien en train de pisser sous sa douche (et sur ses pieds par la même occasion). Ce mélange urine-eau chaude-vapeur, lui, ça n’a pas l’air de la gêner vu qu’il chantonne gentiment, mais toi, là, tu pousses un cri d’horreur et tu cherches après quoi grimper pour ne pas être atteinte par la marée d’urine qui atteint ta cabine. Parce que OUI ! Le sol est en pente !!! Et pas  ton avantage pour le coup ….
Pendant que tu te rhabilles plus vite que le jour où tu t’es réveillée bourrée dans le lit d’un moche, le gars finit complètement de se détendre en se laissant aller à deux trois caisses tonitruantes.

L’an prochain c’est shampoing sec pour tout le monde !